Dors, Poète...
Fière montagne d'Antraigues,
Tu pleures ton poète disparu,
Mais l'homme chante la nue,
Investit l'espace, les talwegs...
Investit l'espace, les talwegs...
Il emplit de ses notes le ciel,
Parée d'amour et de ferveur
Sa voix t'éveille à nos cœurs,
De son âme riche, il t'appelle...
Ses mots fleurant bon la vie,
S'adressent au genre humain,
Précurseurs des lendemains...
Souvenirs, puissante magie...
Les roches se souviennent
De ce grand poète parisien
Accompagné de son chien,
Qui sont devenues siennes...
Le rameau à lui, se penche.
Au vent souffle l'espérance,
La pierre chante la France
Couronnée de pervenches...
Pour lui, voici le Printemps,
L'herbe siffle sous les pas,
Oui l'homme est encore là,
Une âme fleurit doucement...
Ô! Nature ce deuil est tien
La pensée amère du poète,
Devenait ton immense fête...
Chaque bourgeon est sien,
Éclatant encore timidement.
Chaque fleur est hommage
A la folie de ce grand sage
Qui repose ici, maintenant...
( Hommage à Jean Ferrat )
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