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DISCOGRAPHIE DE DAMIEN SAEZ

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion akuro
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akuro

Nouveau poète
Textes des chansons/poèmes de l'artiste Damien Saez, j'ai mit les textes et le lien des chanson qui vont avec.
laissez vous bercer, et sinon ecoutez le sur le site DEEZER, ( http://www.deezer.com/listen-5696502 )
SAEZ=> Regarder les filles pleurer.

Qu'elles soit Florentines ou d'Argentines,
petites Françaises aux bonnes manières,
qu'elles viennent des mers de Chine ou du fond des Angleterres,
qu'elles aient le cheveu roux ou la peau noire,
qu'elles soient indiennes ou filles d'un soir
quand elles ont du christ à l'âme, quand elles sont belles à se pendre.

Qu'elles soient riches de l'âme ou pauvres de l'esprit
de bonne famille ou bien des rues,
qu'elles s'appellent Philomène ou Églantine,
qu'elles aient des allures d'ombres de Marilyn.

Quand elles sont seule au bar qu'on dirait des nonnes
qui ont perdu l'église, qui ont plus rien que des hommes
pour espérer rencontrer Dieu,
pour éponger la bruine à leurs yeux ..
Moi j'aime bien regarder,
regarder les filles pleurer ça me rend gai.

Qu'elles aient le cerveau de pas grand chose,
qu'elles soient littéraires, philosophes à leurs heures,
quand elles prennent l'orage, qu'elles me ressemblent un peu,
quand elles sont toutes fragiles comme une eau qui dort.

Quand elles vendent leur corps pour quelques sous,
quand tu mets la forme qu'elles disent oui à tout,
quand elles croient qu'elles sont libres, quand elles se donnent
dans les bras du Malin, quand elles s'abandonnent.

Qu'elles soient de Bizance ou de Syracuse, de Belgrade
qu'elles soient de celles qui ne pleurent plus,
qu'elles traînent au soleil de Moscou,
qu'elles jouent les marquises des nuits, les filles prêtent à tout.

Qu'elles soient paysannes ou fille du ministre,
ouvrière éperdue dans la fourmilière,
qu'elles travaillent à l'usine, qu'elles soient filles de l'air,
qu'elles aient les mêmes allures de putes que leur mère ..
Moi j'aime bien regarder,
regarder les filles pleurer ça me rend gai.

Dans les villes, dans les campagnes
moi je vais comme un assassin en campagne
et je taille au couteau des sourires
sur les joues des princesses.

Moi je suis qu'un pauvre gars, ils m'appellent l'idiot
celui qui fait peur aux bêtes, qui fait mal aux oiseaux.
Mais faut pas croire, tu sais moi j'suis pas méchant
j'ai juste l'air maladroit, je sais juste pas comment
faut leur parler aux filles, faut leur parler aux filles ..
Moi quand je vois les larmes leur tomber la joue,
moi quand je vois les larmes leur tomber la joue,
moi j'voudrais leur dire qu'elles sont belles,
et qu'il faut pas qu'elles pleurent pour un idiot
puis faut qu'elles arrêtent d'êtres connes
et de tomber toujours amoureuses
de celui qu'il faut pas et que moi, si elles voulaient, moi,
moi j'serais toujours gentil avec elles
mais les filles elles aiment pas qu'on soit gentil, elles aiment pas.

Alors moi dans les villes, dans les campagnes
moi je vais comme un assassin en campagne
et je taille au couteau des sourires
sur les joues des princesses.

Oui dans les villes, dans les campagnes
moi je vais comme un assassin en campagne
et je taille au couteau des sourires
sur les joues des princesses.

Quand elles sont seules au bar ou sur les trottoirs,
crucifiées par des siècles d'histoires,
quand on regarde un peu plus près,
c'est sûr qu'on peut se dire
que c'est elles qui ont porté
et qui portent la croix du monde .. Sur leurs ailes.​



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SAEZ_ Sonnez tocsin dans les campagnes


Production Blé Pognon (x8)
Sonnez tocsin dans les campagnes
allez camarade debout
des coups d’pioche et des perspectives
entre le ciel et le ciment
y a des cocktails dans les bagnoles
des CRS en farandole
c’est sûr n’iront au paradis
que ceux qui brûlent de l’alcool
sécuritaires nos avenues
ont pris le goût des cimetières
y a des virus aux hémisphères
et des i-phones dans les sphincters
satellitaires sont nos alcôves
entre les vierges qui je suis
emportez-moi dans la tourmente
les freins ont lâché dans la pente

sonnez tocsin dans les campagnes
allez camarades debout
entre les tours les illusoires
et puis le cris des abattoirs
puisqu’ici on a peur de tout
des éphémères sur les grands lacs
pays jadis feu de cultures
toi dis-moi la bonne aventure
des somnifères sur la colère
faut des pansements sur la misère
la jeunesse a tété le sein
des dictatures de nos besoins
au cynisme des gouvernements
puisque le bon peuple est content
puisqu’on crie police à tous vents
surtout pour protéger l’argent
aux armes citoyens des pleurs
quoi te dire d’autre qu’il est l’heure
de libérer les horizons
des contingents de nos armées
devant nous l’avenir enfin
pour un meilleur au bout du poing
et des printemps sous les flocons
y a de l’espoir à nos chansons
allez marchons vers la grand route
au gré des ombres calcinées
pour aller faire monter du souffre
les égouts dans les beaux quartiers
moi dans mes contes pour mes enfants
y a des solitudes au calmant
et du carbone dans les naufrages
des pétroliers cherchant la plage
moi dans mes contes pour mes enfants
y a des solitudes au calmant
et des polices au paradis
d’un monde qui meurt à crédit

aux agneaux égorgés au loin
le chant du coq dans le lointain
à l’orée des grands champs de blé
ma campagne a le poing lié
scotché à la lisière du bois
petit poucet cherche pourquoi
ses parents l’ont abandonné
au grands vents des communicants
c’est fini le temps des instruits
le temps des populaires aussi
fini le temps des littéraires
finies les latines les racines
au bon dos de nos origines
finie la parole sacrée
fini les ni bon dieu ni maître
fini le chant des rossignols
oublié le temps des muguets
fini salut à toi mon frère
bonjour le temps des paradis
au-dessus des comptes bancaires

aux armes citoyens des pleurs
quoi te dire d’autre qu’il est l’heure
de libérer les horizons
des contingents de nos armées
devant nous l’avenir enfin
pour un meilleur au bout du poing
et des printemps sous les flocons
y a de l’espoir à nos chansons
allez marchons vers la grand route
au gré des ombres calcinées
pour aller faire monter du soufre
les égouts dans les beaux quartiers
moi dans mes contes pour mes enfants
y a des solitudes au calmant
et du carbonedans les naufrages
des pétroliers cherchent la plage​



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SAEZ => les printemps

Les printemps une maison un jardin
un pot d’fleurs un p’tit copain
un boulot qui sert à personne
et puis des pilules pour ton chien
t’as vu c’qu’on a prévu pour toi
sûr t’auras tout le nécessaire
un chemin qui va droit tracé
pour la maison d’retraite

dans ma bagnole dans le trafic
faudrait oublier la panique
paranoïa dans les cerveaux
paranoïa dans les métros
Paris toute nue sous les étoiles
qui r’ssemble à rien qu à faire la malle
de l’autre côté de l’Atlantide
histoire d’aller défier le vide

funambule entre les grattes ciel
je défie les mirages
les avions d’chasse et les soleils
l’accoutrement est l’apanage
des sociétés sous vide
des amours de supermarchés
mais la meute est avide
du rien qu’on lui promet
est-ce que tu vois le printemps ?
moi je ne vois rien venir
dis-moi est-ce que tu l’entends ?
la grande dépression qui arrive

j’vois des champignons sur la mer
des araignées sur l’hémisphère
la lune est blues et les surfeurs
ont les trajectoires du bonheur
Bali Paris on se ressemble
pas vu pas pris dans l’ambulance
les filles ont les gueules de traversières

étendez-moi dans vos campagnes
crucifiez l’être et le paraître
dis où on va toi le sais-tu
sûr des océans perdus
navigateur au gré des vents
je marche nu sur des torrents
les pirates ne me font pas peur
depuis que je t’ai dans le cœur

tu sais moi je vois des printemps
à chaque môme qui crie sa rage
à chaque bagnole qu’on brûle
à chaque mot tendre qu’on dit
à chaque idiot du village
qui trouvera sa Marguerite
à chaque fois qu’un bout de pierre
parvient à sortir de l’éclipse

est-ce que tu vois le printemps ?
celui qui met nos terres au soleil
dis-moi est-ce que tu l’entends ?
du bourgeon oui la fleur qui sommeille
est-ce que tu vois le printemps ?
celui qui fait couler les ruisseaux
dans les flots des océans
faut remettre les compteurs à zéro

plus l’droit d’rouler à 55
plus l’droit d’fumer dans les cafés
plus l’droit d’être bourré à la rue
plus l’droit d’se balader tout nu
plus l’droit de passer la frontière
plus l’droit de boire dans les rivières
à chaque coin d’rue un péage
à chaque merde son emballage
plus l’droit de faire l’amour dehors
plus l’droit des feux sur la plage
plus l’droit de chanter les métros
plus l’droit de se trouver un boulot
plus l’droit d’aimer les filles des rues
plus l’droit que de fermer sa gueule
plus l’droit que de finir tout seul
tout droit dans le cercueil

dans cette insignifiance autour
dans ce marché aux idioties
dans les travers de qui on est
dans le pervers des libertés
dans la thèse et ans l’antithèse
dans la chaleur rouge des braises
dis-moi quand tu regardes
au fond des horizons du mauvais temps

est-ce que tu vois le printemps ?
celui qui met nos terres au soleil
dis-moi est-ce que tu l’entends ?
de la fleur y a l’épine qui sommeille
est-ce que tu vois le printemps
celui qui fait couler les ruisseaux
entre les doigts les torrents
oui c’est sûr qu’ils sont ivres nos bateaux.

est-ce que tu vois le printemps ?

nos amours que l’on jette en pâture
dans les flots des océans
les lettres restent mortes littératures.​
 
l'album de j'accuse de saez et mon préférer car il dénonce le plus et le mieu explicitement le monde d'aujourd'hui mais cette chanson la et pas la meilleur :)
 
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