jeanclaude
Nouveau poète
DEVANT LA PAGE VIDE Devant la page vide où je semble perdu Jouant au fil des mots comme un vieil acrobate Un écrivain d’hier d’un ailleurs descendu M’avait soufflé « tu sais la muse est délicate ». Quand ma plume cherchait au matin revenu A façonner ce vers d’une rime écarlate En sifflant sans regret un refrain reconnu Je fais marcher au pas la danseuse automate. Mon couplet chantera jusqu’au bout de la nuit Dans sa musique lente aux limites du bruit Pour briser d’un seul coup les remparts du silence. Je ferai voyager la mine du crayon Pour offrir pour de bon un titre à ma chanson Et colorer de rose, un peu, notre existence. jc blondel