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Destin cruel

CHENNOUFI

Maître Poète
Destin cruel
Je l'ai cru fidèle
Comme une blanche colombe
Ardent amour, j'ai cru d'elle
Et un feu brulant, jusqu'à l'aube
Avec ses caresses, et son miel
J'ai cru me guérir, des maux qui courbent
Mon souhait, une Jouvencelle
Ma solitude, le bonheur l'absorbe

J'ai tressé en jasmin un nid pour elle
Un parterre en velours si elle tombe
Ma chaleur, la chauffe, j'étais le soleil
Dans ses nuits, un amour adoube
Dans ces rêves, j'étais sentinelle
J'ai désamorcer l'effet des bombes
J'ai prié pour nous deux, l'éternel
J'ai prié le maitre du globe
Qu'elle ne cessera jamais notre lune de miel
Et avec la couleur candeur été sa robe
Hélas, le sentiment inégal
À creuser malgré vivant, ma tombe
Avant m'enterrer, ils m'ont brisé les ailes
Enchainé, je le suis mains et jambes
Par l'amour de ma belle
Mon cœur dans le vide succombe

Ni ami ni frère, je n'ai plus de pères
Qui ose pour moi chercher ma belle
Me voir souffrir eux, ils préfèrent
Humain avec instinct animal
Auprès de moi, une aveugle mère
Elle, est la seule qui a senti mon mal
Sans elle, je perds mes repères
Je sais qu'elle me pleure dans son sommeil

Toi seigneur, tu lis les cœurs
Ta clémence guérit le mal
Loin d'elle pénible est ma douleur
Je veux la voir guéri mes ailes
Comme avant je redeviens condor
Et face au vent, je me rebelle
Je cherche ma fille même au pôle Nord
Au sud, j'ai fait toutes les ruelles
Sans rien trouvé ni âme ni corps
Ni âme agréable qui me parle d'elle
Qui m'emmène vers sa demeure
Pour elle, mon dos ferra le cheval

Pour lui dire oh ma fille, je l'aime
Même si en chemin m'emporte la mort
Je n'ai que toi seigneur veille sur elle
Avec tes yeux qui ne dorment

Je veux pleurer, je n'ai plus de larmes
Mon cœur se serre les yeux épuisés
Demain, ma fille sera une belle femme
D'autres bras vont la caresser
Quand je pense, en moi les flammes
Qui dansent une danse qui ne finit

Ils ont volé ma petite Juliette
Dans la nuit, sans voir ses yeux
Avant mon cœur fessait la fête
Elle dans son ventre, moi, j'étais Roméo
Je lui fessais la causette
On caressant chaque soir cette peau
Mais quand elle a sonné l'alerte
Loin de moi est née mon enfant
Aujourd'hui, ma petite fillette
Fête seule ses dix ans
Quand je pense mes larmes montent
Et ma plume verse des mots
Des mots tristes, mais qui flattent
Si elle lit un jour, mes mots

Je t'ai aimé, tu sais, sans te voir
Crois-moi se n'est pas ma faute
J'étais là stressé dans ce couloir
Mon cœur tremble, il s'inquiète
Sans savoir qu'il va pleuvoir
Dans mon cœur et ma tête
Non-bonheur dis au revoir
Ne dis pas adieu, elle est vivante
À son retour, je dois croire
Sans elle, la vie me dégoute
Loin d'elle triste, elle est ma guitare
Avant qu'elle naisse, mon cœur chante
Je l'ai perdue dans le brouillard
Devant moi se ferment les portes
La voir un jour, je n'ai plus d'espoir
Alors pour elle des mots, je plante
Peut-être qu'un jour ou bien un soir
Sous terre, moi, elle dansera mes notes
Pardon, ma fille, j'ai rien peu faire
J'étais seul, aux mains menottes
Leurs complices et leurs blasphèmes
Sur moi, étaient tireurs de lutte
Malgré ça, ma fille, je t'aime
Si tu me lis, aux autres raconte
Pour toi en moi amour suprême
Sur le papier en goutte-à-goutte
L'amour tu sais, es mon emblème
Devant mon phare s'efface la haine
À toi je parle
Est-ce que tu m'écoutes
Je t'aime
À bientôt
Mustapha
 
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