Loty
Nouveau poète
Tous les deux nous étions heureux,
Dans quatre mois nous aurions été trois.Mais cette nuit là,
Quand le téléphone sonna,
Dans ce grand lit froid,
Seule tu me laissa...
Tu parti la rejoindre,
Elle qui avait tant besoin de toi,
Sûrement plus que moi...
Mais cette nuit là,
Notre vie basculat.
Tu ne parti pourtant pas loin,
Elle habitait le quartier voisin.
Mais de sa maison, jamais tu ne revient...
Oui, c'était ton devoir,
Tu lui as sauvé la vie...
Mais tu as perdu la tienne.
Notre fils a aujourd'hui six mois,
Et cette femme, elle ne pense plus à toi...
Ne t'en fais pas,
Les assurances sont là...
C'est ce que disent les passants,
Ils ne comprennent pas...
Mon existence sans toi n'aurais plus de sens,
Si le petit n'était pas là...
Il me fait tellement penser à toi,
Lui, qui jamais ne te connaîtra...
Parfois, la nuit, je rêve de notre famille,
Toi, moi et notre fils...
Mon réveil est bien trop brutal.
Jamais plus je ne pourrais me blottir contre toi,
Te dire combien je t'aime,
Et te serrer dans mes bras...
Tu n'as même pas pris le temps de me dire adieu...
Tu as déposé sur mon front un baiser
"Rendors toi ma chérie, c'est juste un petit incendie"
Puis tu es parti...
Et ce petit incendie, il a dévasté ma vie...
Depuis je ne t'ai jamais revu...
Toi qui avais remplis ma vie de bonheur,
Toi qui m'avais offert mille et une douceurs,
Tu me laisse à présent seule avec mes pleurs...