Willypoète
Maître Poète

Rempli de ce désespoir, mes yeux se blessent
Pour cette vie cruelle, j’en pleure des fois,
Un poignard, sa lame nue, devant moi se dresse
Je l’appelle, avec un tremblement dans la voix.
Mes mots aiguisés, me transpercent de leur ire,
Un fer rouge entre mes mains, qui ouvre mon sein,
Dans cette mortelle entaille, mon cœur expire
En perdant son fluide de vie, entre mes mains
Mon âme haletante de mon corps se retire
Pour un monde ou le paradis est un tombeau,
Qui m’ôtera, de mon existence martyre
En m’enveloppant dans un glacial manteau.
La lame de ma peine, tranche mon élan
Me conduisant, sous un terne gisant de marbre,
Je suis là me vidant, lentement de mon sang
Qui me coule entre mes doigts exsangues et seulabre.
Ebloui par la mort, je m’abandonne à elle,
Observé par son sombre regard, qui m’envoûte,
Me dérobant dans en une danse immortelle
Qui m’attire à elle sans que je la redoute.
W.L.
01/09/2016
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