DENTELLE ET PORCELAINE
Au mémorial de mes ardents souvenirs,
Un monde de dentelle, de porcelaine
Où se déchirent et s’entrechoquent en migraine
Les alvéoles de sourires et de soupirs…
Monde de dentelle festonné de guipures
Aux bruissements de cotillons et caracos,
De blanches mantilles, corsets et casaquins,
Arabesques ajourées de fluides fioritures
En un déferlement de prestigieux jabots,
De tendres guimpes, collerettes et béguins,
Telle une dentelière en aiguilles ou fuseaux,
Je brode au fil d’or la trame de mes pensées
Sur le voile éthéré de mes espérances,
En une passementerie de soie, de joyaux
J’ourle en points d’Alençon au dé de mon passé
Les rubans satinés de mes souvenances…
Monde de porcelaine et de fragilité
Au ciselage délicat et cristallin,
Façonné de transparence opaline
En la légèreté et la grâce d’un camée,
Effilé dans le baume de quartz et kaolin
En les doux profilés de Saxe ou de Chine,
Tel un orfèvre de fine porcelaine
J’ébulitionne le sable de mes rêves
Sur l’émaillage et le vernis de mes idées,
En la poudre craquelante de phalènes
Je modèle mes songes et les achève
Au risque de m’ébrécher ou de me briser…
Au mémorial de mes ardents souvenirs,
Un monde de dentelle, de porcelaine
Où se déchirent et s’entrechoquent en migraine
Les alvéoles de sourires et de soupirs…
Monde de dentelle festonné de guipures
Aux bruissements de cotillons et caracos,
De blanches mantilles, corsets et casaquins,
Arabesques ajourées de fluides fioritures
En un déferlement de prestigieux jabots,
De tendres guimpes, collerettes et béguins,
Telle une dentelière en aiguilles ou fuseaux,
Je brode au fil d’or la trame de mes pensées
Sur le voile éthéré de mes espérances,
En une passementerie de soie, de joyaux
J’ourle en points d’Alençon au dé de mon passé
Les rubans satinés de mes souvenances…
Monde de porcelaine et de fragilité
Au ciselage délicat et cristallin,
Façonné de transparence opaline
En la légèreté et la grâce d’un camée,
Effilé dans le baume de quartz et kaolin
En les doux profilés de Saxe ou de Chine,
Tel un orfèvre de fine porcelaine
J’ébulitionne le sable de mes rêves
Sur l’émaillage et le vernis de mes idées,
En la poudre craquelante de phalènes
Je modèle mes songes et les achève
Au risque de m’ébrécher ou de me briser…