DE PROFUNDIS
Quand l'ultime sommeil noir du profond dortoir
Etendra son suaire, ossement dépouillé
Et le fécond gréseux maigre en sable rouillé
D'argile comblera l'éventré présentoir,
Mon Rêve aura pris fin au clair obscur du Soir.
l'Ombre, éternellement, sur mon corps verrouillé
Couvrira ma noirceur au blanc linceul souillé;
Jeunes-mourants, mes vers, me diront le Bon Soir.
Et dessus ma hauteur foisonnante de Vie,
Du Verbe visiteur en cette Aube naissante,
Daignerez-vous, peut-être, à l'Heure éblouissante
Honorer Souvenance, en ma tombe ravie,
Du Poëte qui dut à ses rimes survie
Et de ce monde là, longue Nuit Angoissante!
ODON.
Quand l'ultime sommeil noir du profond dortoir
Etendra son suaire, ossement dépouillé
Et le fécond gréseux maigre en sable rouillé
D'argile comblera l'éventré présentoir,
Mon Rêve aura pris fin au clair obscur du Soir.
l'Ombre, éternellement, sur mon corps verrouillé
Couvrira ma noirceur au blanc linceul souillé;
Jeunes-mourants, mes vers, me diront le Bon Soir.
Et dessus ma hauteur foisonnante de Vie,
Du Verbe visiteur en cette Aube naissante,
Daignerez-vous, peut-être, à l'Heure éblouissante
Honorer Souvenance, en ma tombe ravie,
Du Poëte qui dut à ses rimes survie
Et de ce monde là, longue Nuit Angoissante!
ODON.