isa90
Maître Poète
Dans les profondeurs du silence de la nuit
A l’heure où tout alentour s’est endormi
Quand le moindre bruit est décuplé
Il s’avance tranquillement dans l’obscurité.
A la lueur de sa lampe torche qui éclaire
Le sol mouillé, le seuil des portes cochères
Le frottement sec de ses bottes sur les pavés
Pas à pas commence à se rapprocher.
Dans la bise de l’hiver qui s’installe
Sonnent les douze coups depuis la cathédrale
Apres un soupir de lassitude, il hésite un instant
Devant la porte qui cède dans un grincement.
A l’étage, le bruit a soudainement réveillé
La mère de famille dont le cœur s’est accéléré
Angoissée par l’intrusion de cet étranger
Qui vient violer son intimité.
Tremblante, elle appuie sur l’interrupteur
Combattant la peur, l’effroi et la stupeur
Pour essayer de sortir de la chambre à coucher
Prête à affronter les prémices du danger.
Sans un mot, l’homme en bas de l’escalier
Commence à monter les marches jusqu’au palier
Tout en écoutant les sons venus de la pièce éclairée
Et les gestes de la femme, qu’il sait, affolée.
Il ouvre alors la porte avec une certaine rudesse
Conscient de l’état d’intense détresse
De cette personne qui se fige devant lui
Avec dans les yeux, un soupçon de défi
La guerre a délavé son regard absent et lointain
Apres toutes ces années à fuir la mort chaque matin
Ce soir, dans un sourire, soulagés d’être enfin réuni
L’épouse rassurée vient se lover dans les bras de son mari
Isabelle
A l’heure où tout alentour s’est endormi
Quand le moindre bruit est décuplé
Il s’avance tranquillement dans l’obscurité.
A la lueur de sa lampe torche qui éclaire
Le sol mouillé, le seuil des portes cochères
Le frottement sec de ses bottes sur les pavés
Pas à pas commence à se rapprocher.
Dans la bise de l’hiver qui s’installe
Sonnent les douze coups depuis la cathédrale
Apres un soupir de lassitude, il hésite un instant
Devant la porte qui cède dans un grincement.
A l’étage, le bruit a soudainement réveillé
La mère de famille dont le cœur s’est accéléré
Angoissée par l’intrusion de cet étranger
Qui vient violer son intimité.
Tremblante, elle appuie sur l’interrupteur
Combattant la peur, l’effroi et la stupeur
Pour essayer de sortir de la chambre à coucher
Prête à affronter les prémices du danger.
Sans un mot, l’homme en bas de l’escalier
Commence à monter les marches jusqu’au palier
Tout en écoutant les sons venus de la pièce éclairée
Et les gestes de la femme, qu’il sait, affolée.
Il ouvre alors la porte avec une certaine rudesse
Conscient de l’état d’intense détresse
De cette personne qui se fige devant lui
Avec dans les yeux, un soupçon de défi
La guerre a délavé son regard absent et lointain
Apres toutes ces années à fuir la mort chaque matin
Ce soir, dans un sourire, soulagés d’être enfin réuni
L’épouse rassurée vient se lover dans les bras de son mari
Isabelle