jackharris
Nouveau poète
Désespérance
Le monde est en folie, chacun y a sa place,
Mais les plus fous, hélas! ne sont pas enfermés,
Et par instant, c’est vrai, j’ai mon sang qui se glace
En songeant que certains peuvent tout déclencher.
Autrefois il y eut de belles hécatombes,
Chacun de nous pensait que c’était terminé
Or de petits sorciers ont fait d’étranges bombes
Rien que pour le plaisir de les collectionner.
Ô Terre !... Ô pauvre Terre ! tu recèles en ton sein
La funeste puissance qui te met en péril.
Pourquoi laisses-tu donc ces inconscients d’humains
Gangrener chaque jour, un peu plus, ton nombril ?
Ne peux-tu donc contraindre ces larves, ces vermines
Qui puisent dans ton sang la substance infernale
Qui risque de causer et ta perte, et ta ruine ?
Secoue ton joug avant l’irréversible mal.
Car l’homme est bien coupable, coupable et miséreux
En laissant ces savants furieux en liberté ;
Je sais que c’est un tort de se boucher les yeux
Pour ne pas voir qu’un jour tout pourrait éclater.
Extrait de l’ouvrage "Le loup solitaire" - 2005