AnBraz
Nouveau poète
Cupidon peut bien remballer ses flèches
Si c'est pour décocher ainsi
A la manière d'une pimbêche
Sans aucune forme de souci.
Il vous en balance à gauche,
Il vous en balance à droite,
De ces flèches qui vous fauchent
Par leurs trajectoires maladroites.
Cupidon peut bien remballer ses flèches
Au fond de son carquois moisi
Si c'est pour allumer des mèches
De bombes pas de bougies.
Et que je te pique ici,
Et que je te pique là,
Je te laisse butiner la vie
Mais le miel ne sera pas pour toi.
Cupidon peut bien remballer ses flèches
Au fond d'une vieille malle,
Si c'est pour, comme à la pêche,
Appâter pour faire du mal.
Il a la vue qui baisse,
Il a les mains qui tremblent,
Un vieux qui pique les fesses
Et avec un air vicieux, il me semble.
Cupidon peut bien remballer ses flèches :
Se les planter là où je pense,
Si c'est pour tailler en brèche
Les histoires belles qui commencent.
Il doit d'ailleurs se les y tremper
Et même bien profondément,
Quand je vois la merde qu'il peut semer ;
On ne lui en demande pas tant.
Cupidon, viens que je te plume
Comme on effeuille la marguerite,
Que je te fasse goûter à l'amertume
De ton espiègle rite.
[ www.an-braz.net © Tous droits réservés ]
Si c'est pour décocher ainsi
A la manière d'une pimbêche
Sans aucune forme de souci.
Il vous en balance à gauche,
Il vous en balance à droite,
De ces flèches qui vous fauchent
Par leurs trajectoires maladroites.
Cupidon peut bien remballer ses flèches
Au fond de son carquois moisi
Si c'est pour allumer des mèches
De bombes pas de bougies.
Et que je te pique ici,
Et que je te pique là,
Je te laisse butiner la vie
Mais le miel ne sera pas pour toi.
Cupidon peut bien remballer ses flèches
Au fond d'une vieille malle,
Si c'est pour, comme à la pêche,
Appâter pour faire du mal.
Il a la vue qui baisse,
Il a les mains qui tremblent,
Un vieux qui pique les fesses
Et avec un air vicieux, il me semble.
Cupidon peut bien remballer ses flèches :
Se les planter là où je pense,
Si c'est pour tailler en brèche
Les histoires belles qui commencent.
Il doit d'ailleurs se les y tremper
Et même bien profondément,
Quand je vois la merde qu'il peut semer ;
On ne lui en demande pas tant.
Cupidon, viens que je te plume
Comme on effeuille la marguerite,
Que je te fasse goûter à l'amertume
De ton espiègle rite.
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