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Création inspirée de La disparition

meliecool

Nouveau poète
Voici un poème, ma plus grande fierté, inspirée du livre "la disparition" de George Pérec. À la base, c'était simplement un texte en rimes, donc c'est normal si parfois la séparation des vers semble un peu étrange.
Droit à l'avant
Tout blanc
Pas à pas
Voyant pas
On poursuit sans trimard, sans but
Alors on paraît fichus
Non-voyants
Si ignorants
Pourtant, avançant dans l'inconnu
Pas sans complications ou discussions cru
Un chu non loin, un suivant
Manquant cran
Tonus plus musculation
Chu aussi par abandon
Moi, toujours affrontant illusions
Scrutant l'horizon
Partout autour il n'y a raison
Flocons par millions
Tombant partout
Cachant vision
Puisant d'aquilons
Donnant radar flou
Apparaissant lointain
Un rayon montrant un trimard ivoirin
Hallucination ou fait?
Quidam sait
Avançant, sachant pas où il y va
Voyant vis-à-vis un pingouin
Un instant, souris par instinct
La suspicion
Fit apparition
Puis abandonna pour la soumission d'un animal du coin
Pouvant partir loin
Où frichtis
Sont abondants sans prix
Moi, suivant sans bruit mon ami naissant
M'amusant à l'insu d'amis disparus, m'avançant dans un froid mordant
Rayonnant plus fort
Sans fin plus tard...
M'attristant du sort d'individus moins fort
Qui ont failli au Nord
Mon but apparaît afin d'accomplir ma mission
Alors nous disparaissons
Dans un brouillard opac qui floconnait...​
Je sais que c'est un site pour les poèmes en priorités, mais je tenais quand même à vous faire part des textes précédents celui-là. Peut-être que vous comprendrez mieux le sens de celui-ci et part le fait même me dire ce que vous pensez de mes autres textes. Les voici donc:
Je me sens lasse et j'ai mal... je me laisse lâchement tombé et je regarde le ciel. Tout ce que je vois, c'est cet étincelant soleil qui m'aveugle et les vautours qui font des cercles au-dessus de ma tête sachant que peut-être... mon heure approche. La seule chose qui manque pour me donner la force de me relever est une main. Pas n'importe laquelle. Celle de la personne qui me donnera une raison d'avancer. Celle qui me remontera dans les plus grands moments de faiblesse. Et qui m'abreuvera à travers mon chemin dans cet aride désert. Dans cet endroit, il n'y a pas d'eau, très peu de vie et bien sûr, une chaleur étouffante. La même chaleur, j'en suis convaincue, qu'en enfer. J'ai regardé ce ciel des millions de fois avant. J'ai continué d'avancer plusieurs fois malgré moi au côté de la mauvaise personne. J'ai été aveuglé par le soleil. Et j'ai été empoisonné parfois. Cette fois, j'attends. Peu importe le temps que ça prendra... j'attends. Et si je dois mourir ici d'avoir refusé la première main qu'on me tend et bien... il en sera ainsi. Je préfère vivre seule que de mourir au côté de la mauvaise personne. Un vautour s'est posé près de moi et me regarde songeur de mes pensées. Je le regarde sans rien dire et je ferme les yeux. Le noir a toujours été l'un de mes refuges. Je ne vois personne et personne ne me voit. Je peux m'y caché et c'est comme si tout mes secrets y vivaient sans que jamais l'un d'eux ne se libère. En ce moment, le noir me calme de ma solitude. J'espère que lorsque j'ouvrirai à nouveau mes yeux, la personne parfaite aura pris la place de ce vautour.
J'en suis à mon 2e odyssé cette semaine et me voilà maintenant gravissant cette montagne abrupte. J'ai mal aux jambes et le froid se fait sentir. Peut-être n'est-ce que mon imagination, mais j'ai aussi l'impression que le sommet recule à chaque pas que je mets l'un devant l'autre. Je crois que mes pensées et ma vision sont brouillés par ces efforts surhumain que je mets pour continuer. Je ralentis par la fatigue et mon sherpa me dit qu'il est temps de prendre une pause, mais... le sommet malgré la distance paraît si près que j'ai envie de continuer malgré tout. Je veux atteindre mon but et il n'est pas question que j'arrête avant d'y être arrivé. Mon sherpa, fidèle, mais épuisé reste donc là et je poursuis mon chemin seule. Il fait de plus en plus froid et mon corps s'adapte mal au manque d'oxygène. J'aurais sans doute dû m'arrêter, mais comme je suis têtue, je n'en ai fait qu'à ma tête. Mon corps ne semble plus suivre ce que mon cerveau lui dicte de faire. Je m'affesse lourdement dans la neige. Tout tourne autour de moi et je ne sais plus vers quoi me fixer et mon regard s'arrête sur le sommet. Si près... à la portée de mes mains... mais encore trop loin pour moi. Si je meurs maintenant, je n'en aurai rien à faire parce qu'au moins, je n'aurai jamais abandonné. J'aurai persévéré jusqu'au bout même si j'ai exagéré dans l'estimation de mes capacités. Je suis trop gelée. Le froid l'emporte sur moi et lentement, je ferme les yeux. Qu'adviendra-t-il de moi?
3e voyages et pourtant, je n'en trouve toujours pas le fond. Me voilà dans cette forêt a cherché quelque chose qui n'existe peut-être même pas. Tout les bruits sont suspects et tout les chemins semblent identiques. La pénombre pointe son nez et me voilà face-à-face avec elle. J'avance précautionneusement pour être sûr de ne pas la brusquer et qu'elle me fasse un coup bas. Elle se cache aussitôt après m'avoir vu. Je crois que je l'ai effrayé... Maintenant, me voilà entourée de l'obscurité. Elle me traque. J'avance doucement et je ne vois rien du tout. En ce moment, si j'étais aveugle, il n'y aurait aucune différence. Je n'arrête pas de trébucher. Je tombe durement sur une chose qui est très dur et semble être une pierre ou je ne sais quoi. Je m'appuie dessus et on dirait qu'il y a de la mousse dessus. Je la touche partout pour être sûr de ce que c'est et arrête ma main sur des griffes... C'est... un ours!!! Je m'étale de tout mon long et respire le plus silencieusement possible. Il paraît que faire le mort peut nous sauver si tel est le cas... voyons si cette théorie fonctionne...
Les voiles sont hautes, les vagues violentes, le vent s'est levé et je suis prête à me battre contre elles! Rien ne m'aura cette fois! Je tiens la barre d'une main, très confiante de poursuivre mon chemin peu importe la force ou l'ampleur de la tempête. Je fais signe aux moussaillon de ne pas s'énerver et de rester calme. Une immense vague s'apprête à heurter la coque à babord de mon magnifique Flibuste de pleins fouet, mais je reste impassible et je la regarde venir comme si ce monstre n'était rien. Et BAM! La secousse en fait tomber quelques uns et nous nous retrouvons tous trempés. Je n'ai pas bougé et je ne me laisse pas ébranlée. Toujours la barre dans la main, je crie à mes hommes de s'accrocher et je tourne la barre avec un coup d'une violence que je ne me connaissais pas. Sans doute que ma détermination me donne une puissance plus accrue. Mon vaisseau se tourne alors de côté aux vagues et quelques petites s'empressent de venir effleurer son côté, mais aucune ne cause de dommages. Puis, voilà, il arrive. Ce que j'attendais. Le VRAI monstre. Le Kraken sort de cette eau sombre et sauvage pour se trouver droit devant moi. 32 hommes terrifiés se mettent à hurler. Certains des insanités sur mon sujet car ils me croient folle, d'autres d'horreur et de stupéfaction et quelques uns de suprises, mais bien vite, mon sourire du défi s'affiche et les étincelles s'allument dans mes yeux. «AU COMBAT!!!», crie-je. Chaques hommes et femmes savent où est leur place et ils y courent. Les canons sont bien vite chargés et les voiles sont placés pour foncer droit sur la bête. Il me regarde de son unique oeil, sa colère se sent. «CHARGÉ!!!» À ces mots, le Kraken semble comprendre et lève soudain une tentacule qui semble être dirigé droit sur moi. En tant que capitaine, je me dois de montrer l'exemple. Je ne bouge pas d'un millimètre. Le coup arrive à la vitesse de la lumière et d'une force incalculable et je l'ai regardé m'atteindre sans broncher...
 
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