Filiatus
Maître Poète
J'suis cousin à la mode de Bretagne
Avec une star de la chanson
Et je descend du grand Charlemagne
Par le biais d'un bâtard Bourguignon
J'ai un lointain cousin d'Amérique
Et un Camerounais pour neveu
Un tel arbre généalogique
Devrait me rendre fier et heureux
Mais depuis que ma charmante nièce
A voulu imiter son tonton
Elle a vu la grande sécheresse
De l'arbre de son petit garçon
Elle dit que c'est un privilège
Pour ne pas dire presque offensant
De faire défiler le cortège
De nos aïeux depuis l'an huit-cent
Aussi pour ne plus qu’on me bassine
Sur mon pédigrée de franchouillard
Je dis que je n’ai pas de racines
Et que mon pays est nulle part
Jusqu’au jour où le petit bonhomme
Devint un beau et charmant métis
Et me dit que je suis bête en somme
De se priver des gens de jadis
Car ces nobles et lointains ancêtres
Pour lesquels je me fais du soucis
Sont un peu, il faut le reconnaître
Maternellement les siens aussi
Et que ses racines paternelles
Aux autres n’ont rien à envier
Car même si elles sont virtuelles
Elles courent près de Yaoundé
D’ailleurs les hommes préhistoriques
Sont issus de son beau continent
J’suis cousin à la mode d’Afrique
Avec mon petit-neveu Dorian
Avec une star de la chanson
Et je descend du grand Charlemagne
Par le biais d'un bâtard Bourguignon
J'ai un lointain cousin d'Amérique
Et un Camerounais pour neveu
Un tel arbre généalogique
Devrait me rendre fier et heureux
Mais depuis que ma charmante nièce
A voulu imiter son tonton
Elle a vu la grande sécheresse
De l'arbre de son petit garçon
Elle dit que c'est un privilège
Pour ne pas dire presque offensant
De faire défiler le cortège
De nos aïeux depuis l'an huit-cent
Aussi pour ne plus qu’on me bassine
Sur mon pédigrée de franchouillard
Je dis que je n’ai pas de racines
Et que mon pays est nulle part
Jusqu’au jour où le petit bonhomme
Devint un beau et charmant métis
Et me dit que je suis bête en somme
De se priver des gens de jadis
Car ces nobles et lointains ancêtres
Pour lesquels je me fais du soucis
Sont un peu, il faut le reconnaître
Maternellement les siens aussi
Et que ses racines paternelles
Aux autres n’ont rien à envier
Car même si elles sont virtuelles
Elles courent près de Yaoundé
D’ailleurs les hommes préhistoriques
Sont issus de son beau continent
J’suis cousin à la mode d’Afrique
Avec mon petit-neveu Dorian