C’était entre chien et loup , une silhouette surgissant , sortant d’une voiture , ayant une très belle allure , toi , une jeune femme au corps de rêve que je croisai un soir , marchant sur ce trottoir hélas , pas en rêve ...... Tu avançais juste devant moi , j’étais rempli d’émoi ; puis tu fis ce geste , soudain tu te penchas en avant pour regarder une vignette sur une voiture , garée le long de la bordure , alors que j’étais juste derrière toi . Etait-ce un «message subliminal» ? Sans doute non , car plus que jamais les belles jeunes femmes désirent de «vrais mâles» , fonçant sur leurs proies , pour mieux subitement s’écarter et les faire tomber dans le puits profond de la concupiscence , et du désarroi ! Ensuite , tu introduis dans une porte une clé , tu devais sans doute habiter sur ce quai . Mais pourtant il me sembla qu’un peu tu traînas ; était-ce encore un piège de femmes , là ? «Sera-t-il assez hardi pour m’aborder , cet abruti ?» . La fortune ne sourit-elle pas aux audacieux ? Seul chez moi je rentrai . Pardonne-moi , ô femme , mon hébétude . Tu sais , ça fait si longtemps que j’ai l’habitude de rentrer tout seul chez moi , dans ma solitude . Tandis que toi , tu te languis sans doute dans les bras d’un bon bourgeois . Mais la connais-tu , toi , ta solitude ?