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Concours : 27 / 1 au 5 / 2 / 14 Le refuge

lyseron

Je reviens de loin, mais je ne vous oublie pas....
Membre du personnel
Concours : 27 janvier au 5 Février 2014
( Envoi des poèmes sur mon MP )

Résultats : 7 Février 2014


*

Thème : « Le refuge »

On a tous un refuge, un petit coin de paradis, un lieu que nous affectionnons particulièrement, une passion....Quel est cet endroit, cette occupation qui vous permet de vous ressourcer ?

*

Contraintes :

Rimes libres mais obligatoires
Fautes permises :
3 jusqu'à 20 vers,
5 au-delà de 20 vers
Écrit non signé


*
Vos écrits seront notés avec impartialité, en respectant les consignes ci-dessus
Chef du jury : Lys


*

A vos plumes rêveuses !
*

Participations
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YV 7,80 / 10
1 Mon refuge infiniment présent

Lorsque je souffre, aide-moi
Lorsque que je doute, achève-moi
Lorsque j'ai peur, ressource-moi
Lorsque je pars mon refuge est pour toi

Lorsque je peins, mon œuvre est de toi
Sois mon refuge, ma vie dépend de ça
Désespéré, d'où nait ma peine décide pour moi
Je m'enferme dans le trépas, de haine de bon aloi

Purifie ce que tu as détruit, mon monde gris
De tant d'indifférences, où tu as noirci la toile meurtrie.
Au trouble, sois mon reflet sur les murs sombres
Éteint la lumière de mon refuge immonde

Je survis de blessures incorrectes
Cloitré tel une larve un insecte
Solitaire dans un grand trou
J'attends le moment, où mes yeux seront flous
*


PAT38000 8,15 / 10
Médaille de BRONZE


2 L'abri côtier

Sous l'abri côtier bleu
De mon jardin suspendu
Au repos d'un calme radieux
Un songe m'est revenu...

Dans ce décor à l'image pieuse
J'ai grandis dans ce berceau
D'une source inépuisable silencieuse
le trésor d'une sœur, mon alter ego ...

Âme mouvante vagabonde
Ou la pensée traîne sa clarté
Le souffle en est la course furibonde
Un doux parfum au miel volupté

Elle si simple et tellement vulnérable
Qu'au moindre soubresaut dérive
Elle montre sa force admirable
Comme ces cocotes en papier sur les rives

Depuis, le soleil est levant aux reflets de ses yeux
Rien ne vient assombrir ce tableau
Ou mille oiseaux s’exaltent dans les cieux
Juste le signe du bonheur nouveau .
*


JANU
Médaille d'ARGENT 8,23 / 10


3 La grotte magique...

Il me fallait suivre un dédale de ruines
Tout ce qui était resté de la pax Romana
Murs écroulés, rochers, c'était mon nirvana
Sur le sol recouvert par des algues marines

La grande ouverture faisait face au grand large
On pouvait contempler toute la baie d'Alger
Mer calme ou déchaînée m'aidant à voyager
Un refuge magique où l'esprit se recharge...

l'horizon élargi suite à une lecture
Qu'ici je poursuivais comme mon aventure
Et j'atteignais alors des horizons lointains
Nouveaux, transformés, par mes rêves de gamin

J'avais tous les courages, rien ne me faisait peur
Je voyais des visages de jeunes filles en fleur
Elles m'offraient des colliers avec un grand sourire
Leurs hommes étaient armés, je m'attendais au pire

Mais la réalité m'a un jour rattrapé
Je n'y venais plus seul, une fille réelle
M'y a accompagné ; bon sang qu'elle était belle
Dans ce havre magique où nous avons flirté

Elle adorait Musset, j'adorais l'écouter !
Elle déclamait ses vers et connaissait ses pièces
Alors que s’égrenaient des mots qui mettent en liesse
J'oubliais mes fantasmes et nos réalités

J'aimais tout d'elle et j'y pense encore
Nos baisers, nos caresses parfois je les revis...
Matelas d'algues sèches : c'était un si doux nid !
Et j'en sens son parfum, par le nez, par les pores

Aujourd’hui je rêve dans cette nuit profonde
J'évoque ces lieux ; son sourire de Joconde
Mais d'autres images viennent s'interposer
Une suite, un après : la vie continuait...
*


ANGEPAPILLONNANOU 7,63 / 10

4 La musique, mon refuge.

La douceur de la musique.
M’arrache cet air mélancolique.
Dont mon visage paraît nostalgique.


La musique est mon refuge, le plus sûr.
Elle panse mes blessures.
L’écouter me rassure.


C’est mon ode à la vie.
La liberté de mes envies.
Mon instinct de survie.


Lentement, elle m’enlève.
Pour animer mes rêves
Sans trêves.


La musique est devenue mon équilibre.
Pour laquelle, je vibre.
Grâce à elle, je me sens libre.


Lorsque je sens arriver ma détresse.
J’écoute quelques notes reflétant la tendresse.
Ainsi chacun de mes maux disparaissent.
*




PROSE16 8,15 / 10
Médaille de BRONZE

5 Visite insolite en mon divin jardin


Je vous emmène dans mon Jardin d’Éden,
A sa porte vous déposerez vos peines.
Pendant plusieurs années
Il est reste fermé,
De douloureux souvenirs
M’empêchaient de l’ouvrir…


La précieuse clé j’ai retrouvée,
Mon esprit proclamé Maître Jardinier.
Avec délice j’y pénètre pour m’y ressourcer.
De friche il est devenu fertilité,
Sur sa terre doucement j’ai soulevé le couvercle de mon plumier,
Tracé délicats sillons de mots satinés;
Rimes en sarabandes se sont retrouvées,
Passion elles ont ravivé et cultivé;
Les Vers se tortillent en farandoles,
Le rideau velours d’or de mes pensées s’envole…


Dans mon Éden de Bonheur
Coule un petit ruisselet
Au miroitement argenté;
Une rime jolie comme un cœur
En s’épanouissant vient s’y mirer;
Un vers tout émoustillé de la découvrir si belle,
Sa fine tige penchée vient timidement la caresser;
Ensemble ils peignent une immense et lumineuse aquarelle,
En un arc-en-ciel scintillant des couleurs des sentiments.
Je déguste avec ravissement
Les fruits gourmands de ma passion,
Heureuse de vous offrir cette douce récréation...
*

JANU 8,27 / 10
Médaille d'OR


6 Suite de "la grotte magique"
8 novembre 1942 : débarquement allié en AFN...

Nuit d'incertitude, le canon a tonné
Et multiples bateaux au matin dans la baie
Partout, autour de nous des soldats débarqués
Une circulation très inaccoutumée

Un endroit tranquille d'où l'on peut observer
Ce fut pour moi, bien sûr la grotte magique
Bateaux, autos, avions, spectacle féerique
Surtout quand l'ennemi est venu bombarder

Un avion allemand, on voyait l'équipage
Presque en rasant la mer a filé sur Alger
Myriade de lumières et l'avion encadré
Qui explose soudain à son premier passage

Les jours qui ont suivi depuis mon belvédère
J'observais cette armée préparée à la guerre
J'aurais voulu en être et partir au combat
Sachant que notre armée y participera

Chez moi, on me disait : « Où vas-tu 'rouler' ? »
« Je vais voir les soldats qui s'entraînent à tuer ! »
Mon Père hochait la tête : « On sait pas qui on tue !
La bête de guerre, elle n'est jamais repue ... »

La guerre terminée, au retour du désert
J'ai retrouvé la grotte, toujours face à la mer
A nouveau, cette fois une accompagnatrice
Dans toute sa splendeur en a fait les délices !
*



PAT38000 7,45 / 10
7 Ma cachette

Notre monde est recouvert de mers, de continents et d'îles
Plus belles et énigmatiques les unes que les autres,
A force de les chercher l'homme en a fait son asile
Lui à l'abri des regards...sous le toit de mon antre ...

En 2010, ma plume a suivi cette exode
Sur un morceau de papier aux couleurs de la mer
Naviguant ainsi sur des écrits aux fabuleuses odes
J'ai fabriqué mon petit bout de terre...

Des phrases pertinentes aux expressions irrationnelles
Je l'ai froissé pour lui donner du relief
Partage de souvenirs aux images exceptionnelles
Afin de mieux me retrouver et oublier certains griefs .

J'ai exploré ses collines et ses vallons
M'inspirant à des rivières efflorescences
Jusqu'à trouver refuge auprès d'un Robinson
L'ultime cachette de l'éloquence...
*


YV 7,06 / 10
8 Visitez mon Refuge

Au fond d' un box numéroté
Sous une tôle verdie par l'humidité
Moi dont on se débarrasse.
Comme un déchet une sale race
Ils m'ont abandonné
Sans se retourner.
Toujours sur mes gardes,
Ils mon bien battu,
Des monstres ? Non des humains corrompus
Jeté dans ce cachot, une gamelle et un peu d'eau
La pluie, le froid sur mes os.
Je hurle tel un loup,
Je ne suis qu'une ombre, remplie de poux
Ceci est mon dernier refuge
Où rien n'arrête le vent, le déluge,
Un abri de fortune,
Une lueur le soir a la pleine lune.
Je me suis résigné
Ils m'ont vite Oublié
Qu'est-ce qu'un humain ?
Dans leurs yeux j'ai vu ma fin
Je regarde les murs de ma prison,
Mon seul horizon, mes compagnons,
Une longue agonie
Où viendrait le jour de l'euthanasie.
Tiens ! une nouvelle journée,
Une porte ouverte sur la liberté
Un couple me fixant intensément.
Comment se nomme-t-il ?
Prudent, je ne bouge pas
Il est bien laid et si vieux !
On palabre, on discute près de moi
Quel triste sort m'attend ?
La mort ? Où la libération ?
Ils tiennent à la main, une laisse
Le box s'entrouvre, je me redresse
Ils me glissent à l'arrière d'une voiture
Dans confortable panier avec couvertures
Je vois le grand jardin,
Mon regard à un chagrin.
Reprendre un peu de confiance
J'ai tellement peu reçu d'amour
Ils m'ont donné un autre nom
Ce sera Apollon !
Ma nouvelle maitresse
Me caresse le dos
Dis ! Il n'a que la peau sur les os!
Me prépare une grosse gamelle
Quelqu'un d'autre pour m'aimer ?
Mais ce jour là ne fut qu'un rêve,
Je fus bien euthanasié
Personne ne m'a accordé d'importance
D'autres attendent le moment
De pouvoir sortir de leur box, même un court instant

*


Bravo ! à tous et merci pour ces belles lectures
Lys

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Rendez-vous sur la page de LLUMIERELIVE pour un nouveau concours
 
Dernière édition:
Dans une vie, combien de "refuges" nous ont permis de se ressourcer ! Un très beau thème pour les participants...
Merci à toi Lys, bisous d'amitié
 
Merci d'abord et bravo à toi Lys qui a trouvé ce thème qui m'a tellement motivé, le vécu toujours plus facile à expliciter.
Merci à l'aréopage qui a eu à lire et départager tous ces poèmes qui se valaient bien...
Amitiés à vous tous
 
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