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Complainte du châtiment.

Matthale

Webmaster
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Complainte du châtiment.
Devant tout le peuple, devant nous, devant vous.
Le jugement dernier, nous le voulions, nous l’avons.
L’heure est grave, la lutte sera sans merci, les cailloux.
Fusent de tous côtés, plus de pitié, non plus de pardon.

Le vent et les poussières, gravitent et disloquent la vue.
Aveuglés par tant de cristallisations, nous avons tenus.
Autant que résiste le barrage, face à l’eau en ébullition.
Mais plus le temps de belle parole, c’est une nuit d’action.

Qui se lève, voulant laver par son rôle, la perte de contrôle.
De ceux qui sont nos paires, du haut de leur camisole, au sol.
Désormais, sous les crachats purulents, et les cris de délivrance.
De tout un clan qui se dresse, bien armé, et en manque de patience.

L’homme qui se crut roi, par la domination et la conquête arbitraire.
Se voyant empereur, écrasant du bras, les dernières victimes d’hier.
Aujourd’hui, il le sent, sa soif va se tarir, car le peuple, yeux injectés.
Ne connaît plus le pardon, ni la rédemption, d’avoir été autant brimé.

Par le jugement des derniers, qu’il reste un peu de lucidité, mal éclairée.
Dans la nuit tombante, rouge coula le sang, noire l’âme des survivants.
Les ruines fumantes, face à tant de frères, la perte de leur vie, d’antan.
Nous allons tuer le père ! Notre lumière ! Modèle de notre vie calcinée.

Et les digues ont craquées, et la haine s’est déversée, en flot sanglant.
La rage a brûlée, éradiquant toute différence entre mauvais et le blanc.
A disparu de leur espace, subsistant juste la violence, et en les glaçant.
Le désir de fuir tout ça, de rebâtir très loin, trêve de stériles pansements.

L’eau n’a pas finie de se déverser, diviser pour mieux régner, aujourd’hui.
Le roi reçoit son sacrement, des mains de ceux à qui il devait défense, l’envie.
Lui a fait perdre la raison, sa grandeur passée devant eux, il va en payer le prix.
Sûrement de sa vie, puisque la réflexion n’existe plus, l’échafaud et sans est fini.

Le sol est rouge, le ciel est noir, les cœurs sont gris, la haine s’en ait allée ainsi.
Que toutes les folies, noyées dans un grand corps malade, qui a trop longtemps.
Abusé de son rang, de ses pouvoirs, de ses servants, perdant la tête en croyant.
Que la conquête à la force des armées, il s’est fourvoyé, trahissant sa famille.

Il est mort à présent, mais le traumatisme perdure, et perdra beaucoup encore.
Car les émeutes laissent éternellement, de grandes séquelles, et pour guérison.
Les remèdes sont rares et rares sont les bons gens, qui grâce à leur cœur en or.
Referont fleurir les trésors, du métal rouge et noir, par son besoin d’acceptation.

Si ce que l’histoire nous apprend, ne sert pas maintenant, à quoi bon tout ce sang.
Toutes ces larmes, ces ruines, ces bouleversements, à quoi bon réfléchir sur le sens.
De la chute d’un homme de droit divin, mort pour ses excès, le manque d’évidences.
Exécuté, pour avoir oublié, que l’homme qui se croit dieu, recevra son châtiment.
 
tres beau texte et le dernier paragraphe est un resumé magnifique , bravo
bisous
isa
 
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