Willypoète
Maître Poète

Et le combat, cessa faute de combattante,
Lutte fatale, dont tu as été la perdante,
Nous impuissant, sans ne pouvoir rien faire,
Que sentir cette étreinte mortelle qui t’enserre.
Et si j’écris cette prose en noir,
C’est que j’ai perdu en moi tout espoir.
Dépassées les angoisses ou les peurs,
Elles sont parties avec mes pleurs.
Je ne suis qu’un père désespéré et résigné,
Face à l’inévitable qui va arriver.
Tu as été pourtant de tous les combats,
Même à ceux que tu ne croyais pas.
Toutes ces batailles que tu as menées,
Sont autant de souffrance que tu t’es infligée,
Pourquoi t’imposer autant de tourments,
Toi qui n’étais encore qu’une enfant.
Pourquoi martyriser toujours ce corps,
Lui qui t’en redemandait plus encore.
Nous impuissant que nous avons été,
À pouvoir te comprendre et à t’aider.
Tu vas nous laisser au bord du chemin,
Nous laissant que du vide entre les mains.
Toi ma tendre petite fille de la brume,
Ton départ nous laissera que de l’amertume.
Et je donnerai ma vie et plus encore,
Pour que tu vois d’autres aurores.
Qui suis-je ici-bas pour vaincre la mort
J’ai compris ta mortelle déchirure,
Pour avoir à la vivre à ta mesure.
Me vient une envie de tout arrêter,
Pour pourvoir t’accompagner.
Mais Il me faut résister pourtant,
Pour ma femme et mes autres enfants.
Réunis pour toujours sans la souffrance,
Perdus dans une mortelle délivrance
Mais Je ne te dis pas adieu,
On se retrouvera, sous d’autres cieux…
WL
21/12/2012
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