kokoa
Maître Poète
Me voilà dans mes nuits d’orages et d’automne
Ou j’entends sonner le glas du bonheur,
Quand le vent fait chanter des airs monotones
Aux feuilles des arbres tout en couleurs.
J’ai laissé s’éprendre mon cœur
D’une mélancolie incertaine,
Et parer mes journées de douleur
Aux vues de mes paroles vaines.
Je ne connais plus les mots,
Je ne sais plus les langages,
Pour distribuer à mes crépuscules
Des poèmes sur le temps et la lune.
Je ne sais plus les rimes
Ni les tendres pensées;
L’amour qui me déprime
Sur un fleuve de lettres épuisées.
Mon cœur s’ennuie
Et ma vie est si lasse.
Je suis l’enfant qui fuit
Les paroles qui se prélassent
Dans la puérilité des choses futiles.
Pourtant me voilà, déblatérant en vain,
Un si long flot de mots inutiles
Pareil à ce terrible ennuie que je crains.
J’ai perdu l’usage et avec ma force d’esprit
Qui s’en va au loin dans les nuages
Retrouver les étoiles et le ciel qui luit,
Vers lequel s’incline mon triste visage.
Je veux revoir l’expression de la lune
Conter jusqu’au matin de belles histoires
Redire mes sentiments entre les dunes
Du grand paradoxe de l’être nommé Espoir.
Ah ! Me voilà seule et laide
Dans mon chagrin, de n’être rien
Qu’une vieille poupée raide
Et une fille sans relief, sans desseins.
Ou j’entends sonner le glas du bonheur,
Quand le vent fait chanter des airs monotones
Aux feuilles des arbres tout en couleurs.
J’ai laissé s’éprendre mon cœur
D’une mélancolie incertaine,
Et parer mes journées de douleur
Aux vues de mes paroles vaines.
Je ne connais plus les mots,
Je ne sais plus les langages,
Pour distribuer à mes crépuscules
Des poèmes sur le temps et la lune.
Je ne sais plus les rimes
Ni les tendres pensées;
L’amour qui me déprime
Sur un fleuve de lettres épuisées.
Mon cœur s’ennuie
Et ma vie est si lasse.
Je suis l’enfant qui fuit
Les paroles qui se prélassent
Dans la puérilité des choses futiles.
Pourtant me voilà, déblatérant en vain,
Un si long flot de mots inutiles
Pareil à ce terrible ennuie que je crains.
J’ai perdu l’usage et avec ma force d’esprit
Qui s’en va au loin dans les nuages
Retrouver les étoiles et le ciel qui luit,
Vers lequel s’incline mon triste visage.
Je veux revoir l’expression de la lune
Conter jusqu’au matin de belles histoires
Redire mes sentiments entre les dunes
Du grand paradoxe de l’être nommé Espoir.
Ah ! Me voilà seule et laide
Dans mon chagrin, de n’être rien
Qu’une vieille poupée raide
Et une fille sans relief, sans desseins.
Bérénice.A
22h54 17/10/15