C'est dur de ne fermer l'oeil que lorsque le soleil se lève, alors que les autres ferment les paupières lorsque celui-ci se couche...
Sentir son coeur se serrer si fort que l'on explose de l'intérieur,
De sentir cette haine monter, et ces coulées de sueur,
Ces images ombragées qui ternissent mon bonheur,
J'aimerai être comme les autres...
Sentir un corps tout chaud se blotir contre moi,
Sans penser au jour où il trouvera un autre toît,
Et surtout, un autre moi...
D'échecs en échecs, je ne trouve plus la force,
Ces miettes de moi peu à peu tombe comme des feuilles mortes...
Comme un soleil d'Hiver couché trop tôt et dont on souhaiterai qu'il ressorte,
D'échecs en échecs, j'aimerai presser l'amorce...
Lorsque je pense au futur, je ne peux rien prédir,
Beaucoup l'imaginent, beaucoup le dessinent,
Moi je ne peux que vomir sur mon avenir,
Et lorsque le destin voudra me faire signe,
Peut-être alors, je serais heureux...
Peut-être alors je pourrais vivre des moments merveilleux,
Caresser les courbes douces d'une jeune fille qui m'aime,
Et laisser cette peur du futur, qui me tiraille, et même,
Peut-être un jour, lire dans la lueur de ses yeux,
Qu'elle souhaiterai alors que nous ne soyons plus deux,
Qu'elle veuille nous offrir pour notre avenir,
Un jolie bambin qu'on appelerai désir,
Tant de promesses que l'on m'a faites sans réfléchir,
Tant de caresses que l'on m'a promises à l'avenir,
"Pour toujours mon amour je resterai à toi"
"Ne me lâches pas amour, que ferai-je sans toi?"
Je n'aurai pas dû croire à des paroles si douces
Qui poignardent mon coeur, et me remplissent de doute,
Ces paroles éphémères, oubliées des bouches qui les ont faites paraître,
Ces paroles nommées toujours et vite jetées par la fenêtre...
Et tout le temps je me répète: "Il ne faudra plus y croire",
Jusqu'à cette prochaine promesse, cette prochaine histoire...
Mais à chaque fois j'y crois pour enfin mourir,
Mourir de l'intérieur et me sentir pourir,
J'attends peut-être trop des gens, et je ne sait pas pourquoi,
Sans doute à cause de cette enfance qui m'a fait perdre la foi...
Je n'était pas le plus malheureux, mais j'ai perdu un père,
Vu souffrir ma mère en ne pouvant rien faire,
Et même mes gestes sont bien souvent maladroits,
Autant que mes paroles qui soufflent trop fortes parfois...
Je m'excuse pour tout ce que j'ai fais à ma famille,
Je l'aime tellement, celà va de soit,
Et sous cette astre qui brille j'aimerais l'avoir au creux de mon bras...
Il était cinq heures cinquante-sept, il est déjà sept heure neuf,
A l'heure où les autres se lèvent, mes paupières sont mortes...
De Nikita Lirand