CANTILENES
CHEVANCES DE JUIN
CHEVANCES DE JUIN
Aux calendes de l’antique Romulus
Il se voue à l’ordre de Junon,
Sur les sentes de l’enfantement Julius
Se pare de jeunesse en son fleuron,
Sixième de la lignée Grégorienne
De chanter Prairial, Messidor en ère Phrygienne,
Sous l’augure des gémeaux et du cancer
Il s’envole en eau, il s’écoule en air.
Juin
La riche fenaison des brillantes prairiesOù la rosée matinale s’amuse à chanter
Se danse d’épis ondoyants en infini
Menant aux évocations de moissons dorées
Juin sied son prieuré
Aux marches de l’été
La nature offre sa sève nourricière,Aux marches de l’été
Ses flancs alourdis de grappes prometteuses
Se dévoilent et se tendent en courbes altières,
De ses seins arrondis d’esquisses fructueuses
Jailliront les fruits des semences d’hiver
En la ferveur de cueillaisons glorieuses.
Juin en son ciboire
L’équinoxe d’espoir
L’équinoxe d’espoir
« Qui en juin se porte bien
Au temps chaud ne craindra rien »
« Quand il fait du rouille en juin
Cela fait mal au grain »
« En juin pluie au soleil unis
Fait prévoir récolte bénie »
Le soleil s’élève en la saison nouvelle,Au temps chaud ne craindra rien »
« Quand il fait du rouille en juin
Cela fait mal au grain »
« En juin pluie au soleil unis
Fait prévoir récolte bénie »
Le diadème d’Osiris se coiffe d’éclats
En le déploiement de clarté sensuelle
Les jours s’éclairent d’alléluias,
La lumière s’égraine à son paroxysme
Drainant en son sillage quelque providence
Sous mante de dentelle et d’idéalisme
En les lauriers roses de l’abondance.
Décors et horizons semblent se réduire
Sous la verdoyance ardente des futaies
En le profil de leurs ombres grandissantes,
Des essaims d’oiselets s’accordent et se mirent
En la cimaise des faitages et dans l’ivraie
Au diapason de mélodies rayonnantes,
L’astre de feu se diffuse en corymbes d’or
Réchauffant les murs et les roches lézardés
Aux miroitements nacrés de sémaphores
En la grandiloquence d’un nouvel été
Juin ancre ses volets
Et s’efface à Juillet
Et s’efface à Juillet