Filiatus
Maître Poète
Charles VI devint fou à la fin de son règne
Et la reine Isabeau sournoise en profita
Sans même que l'Anglais pourtant ne l'y contraigne
Elle s'alla signer l'odieux traité de Troyes
Mais remontons l'histoire à la petite enfance
De ce roi surnommé Charles "le Bien-Aimé"
Fils de Charles "le Sage" administrant la France
Maîtrisant l'ennemi de sa puissante armée
Quand Charles V s'éteint, la France est gouvernée
Par le duc de Bourgogne et le duc de Berry
Et pour faire durer leur plaisir cinq années
Charles à Isabeau ses deux oncles marient
À vingt ans l'enfant-roi met fin à la régence
Et s'entoure aussitôt de quelques Marmousets
Les anciens conseillers du défunt roi de France
Qui mieux que les deux ducs, la bourse maitrisaient
Mais au bout de quatre ans, lors d'une promenade
Dans la forêt du Mans le roi sort son épée
Et pourchasse son frère hurlant comme un malade
"Sus, aux lâches félons qui veulent me livrer !"
Pour le distraire un peu, Isabeau organise
Une petite fête où quelques compagnons
Pour assurer l'ambiance en monstres se déguisent
Lorsque pour mieux y voir on allume un lampion
Mais touchant un costume en matière inflammable
Se propage le feu jusqu'aux habits du roi
Que sauve de la mort une âme charitable
Tandis que le brasier consume douze proies
À partir de ce jour, le souverain déraille
Incapable d'émettre un juste jugement
Pour le représenter vont se livrer bataille
Le prince Jean sans Peur et le duc d'Orléans
La guerre est déclarée entre les Armagnacs
Et les Bourguignons qui à jamais se haranguent
Profitant du conflit les Anglais démoniaques
Battent à Azincourt l'armée française exsangue
Malgré la progression de l'armée britannique
Les Français, en Gaulois, s'entretuent, se guerroient
Jean sans Peur est tué, transpercé d'une pique
Pour avoir mis à mort le duc, frère du roi
Philippe de Bourgogne aux Anglais se rallie
Et force le roi fou sous le joug de sa femme
À donner sa fillotte en mariage à Henri
Et livrer à l'Anglais la France avec son âme
Les hommes du Dauphin, l'héritier véritable
Cassèrent le traité le jugeant hors-la-loi
Bien qu'en mil huit cent deux, sire George, intraitable
D'Angleterre et de France encor se dise roi
Mil quatre cent vingt-deux est une année charnière
Où à quelques jours près meurent les deux monarques
Il ne reste plus qu'Isabeau de Bavière
Qui serait, prétend-on, mère de … Jeanne d'Arc
Et la reine Isabeau sournoise en profita
Sans même que l'Anglais pourtant ne l'y contraigne
Elle s'alla signer l'odieux traité de Troyes
Mais remontons l'histoire à la petite enfance
De ce roi surnommé Charles "le Bien-Aimé"
Fils de Charles "le Sage" administrant la France
Maîtrisant l'ennemi de sa puissante armée
Quand Charles V s'éteint, la France est gouvernée
Par le duc de Bourgogne et le duc de Berry
Et pour faire durer leur plaisir cinq années
Charles à Isabeau ses deux oncles marient
À vingt ans l'enfant-roi met fin à la régence
Et s'entoure aussitôt de quelques Marmousets
Les anciens conseillers du défunt roi de France
Qui mieux que les deux ducs, la bourse maitrisaient
Mais au bout de quatre ans, lors d'une promenade
Dans la forêt du Mans le roi sort son épée
Et pourchasse son frère hurlant comme un malade
"Sus, aux lâches félons qui veulent me livrer !"
Pour le distraire un peu, Isabeau organise
Une petite fête où quelques compagnons
Pour assurer l'ambiance en monstres se déguisent
Lorsque pour mieux y voir on allume un lampion
Mais touchant un costume en matière inflammable
Se propage le feu jusqu'aux habits du roi
Que sauve de la mort une âme charitable
Tandis que le brasier consume douze proies
À partir de ce jour, le souverain déraille
Incapable d'émettre un juste jugement
Pour le représenter vont se livrer bataille
Le prince Jean sans Peur et le duc d'Orléans
La guerre est déclarée entre les Armagnacs
Et les Bourguignons qui à jamais se haranguent
Profitant du conflit les Anglais démoniaques
Battent à Azincourt l'armée française exsangue
Malgré la progression de l'armée britannique
Les Français, en Gaulois, s'entretuent, se guerroient
Jean sans Peur est tué, transpercé d'une pique
Pour avoir mis à mort le duc, frère du roi
Philippe de Bourgogne aux Anglais se rallie
Et force le roi fou sous le joug de sa femme
À donner sa fillotte en mariage à Henri
Et livrer à l'Anglais la France avec son âme
Les hommes du Dauphin, l'héritier véritable
Cassèrent le traité le jugeant hors-la-loi
Bien qu'en mil huit cent deux, sire George, intraitable
D'Angleterre et de France encor se dise roi
Mil quatre cent vingt-deux est une année charnière
Où à quelques jours près meurent les deux monarques
Il ne reste plus qu'Isabeau de Bavière
Qui serait, prétend-on, mère de … Jeanne d'Arc