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Charles Manson revisité (1934-2017)

Filiatus

Maître Poète
C'est avec un dégoût immense
Que j'entreprends d'écrire, ici
La vie d'une rare violence
D'un monstre à la haine infinie

Alors pourquoi prendre la peine
De ressusciter ce gourou ?
Parce que la folie humaine
Ne doit pas rester un tabou

C'est en mil neuf cent trente-quatre
Que naît d'un galant inconnu
Et, comme dirait les psychiatres
D'une femme aux frêles vertus

Le dénommé Charles Manson
Quelque part à Cincinnati
Dans le comté de Hamilton
En Ohio, États-Unis

Pour ses cinq ans, sa mère en manque
D'alcool, bien plus que de raison
À main armée braque une banque
Et file tout droit en prison

Dès ce moment, Manson commence
À devenir très agressif
Et passe son adolescence
À faire la nique aux shérifs

À seize ans, il vend de la drogue
À dix-sept ans, il en consomme
À dix-huit ans, un psychologue
Voit en lui un dangereux homme

À vingt-trois ans, il se marie
Mais sa femme aussitôt le plaque
Il en séduit de plus jolies
Dont il se fait vite le mac

Quand la prostitution le lasse
Dans le twist, il tente le coup
Sans le talent trois fois hélas
Des "Scarabées" et des "Cailloux"

Il attrape alors sa guitare
Et sur la route "Sixty-Six"
Il mène une vie de routard
Puis, sur la "Côte Ouest", il se fixe

Oh, non ! Pas à Los Angeles
Mais dans un ranch des environs
Qu'un obsédé sexuel lui laisse
Contre faveurs, pour pas un rond

Là, il vit avec quelques filles
Dans une tribu de Hippies
Qu'il a baptisé "La Famille"
Tant il y a fait des petits

Il devient vite leur idole
Leur saint prophète, leur gourou
Et, mêlant Bible et Rock and Roll
Il joue John Lennon à genoux

Il a une telle influence
Sur son troupeau d'agneaux bêlants
Qu'il met au point une vengeance
Qui remonte à près de dix ans

Manson dépêche quelques sbires
Chez l'imprésario malappris
Qui n'a pas voulu le produire
Et qui habite près d'ici

Cependant cet homme d'affaire
Depuis fort longtemps est parti
Et le nouveau propriétaire
S'appelle Roman Polanski

Comme sous hypnose, les tueurs
Massacrent tout dans la villa
Dont l'épouse du producteur
Alors enceinte de huit mois

Tandis que la police enquête
Les tueurs assassinent encore
Deux artistes à la retraite
Pour leur voler un lingot d'or

Il faut un an à la justice
Pour mettre "La Famille" au trou
Puis Manson et tous ses complices
Sont mis à vie sous les verrous

Cinq ans plus tard, de cette horde
Surgit tout-à-coup un fada
Qui veut trucider Gerald Ford
Le président des U.S.A.

Est-ce un coup de Charles Manson
Ou un acte délibéré ?
Par vengeance, sur sa personne
Se jettent tous les prisonniers

Dans sa prison californienne
Manson ne guérit pas très vite
Des blessures, déjà anciennes
Infligées par ses acolytes

On est en soixante dix-huit
Manson a quarante-quatre-ans
Pour la dixième année de suite
Il réclame un acquittement

Mais l'administration l'ignore
Jusqu'au jour où on lui apprend
Qu'il est père une fois encore
D'un D.J. de trente-neuf ans

À quatre-vingts ans, l'ex-prophète
Chante toujours dans sa cellule
Et malgré son âge et sa tête
Les admiratrices pullulent

En deux mil dix-sept, il trépasse
Mais le bon Dieu n'en voulant pas
Le bon Diable de guerre lasse
Lui tend négligemment les bras
 
C'est avec un dégoût immense
Que j'entreprends d'écrire, ici
La vie d'une rare violence
D'un monstre à la haine infinie

Alors pourquoi prendre la peine
De ressusciter ce gourou ?
Parce que la folie humaine
Ne doit pas rester un tabou

C'est en mil neuf cent trente-quatre
Que naît d'un galant inconnu
Et, comme dirait les psychiatres
D'une femme aux frêles vertus

Le dénommé Charles Manson
Quelque part à Cincinnati
Dans le comté de Hamilton
En Ohio, États-Unis

Pour ses cinq ans, sa mère en manque
D'alcool, bien plus que de raison
À main armée braque une banque
Et file tout droit en prison

Dès ce moment, Manson commence
À devenir très agressif
Et passe son adolescence
À faire la nique aux shérifs

À seize ans, il vend de la drogue
À dix-sept ans, il en consomme
À dix-huit ans, un psychologue
Voit en lui un dangereux homme

À vingt-trois ans, il se marie
Mais sa femme aussitôt le plaque
Il en séduit de plus jolies
Dont il se fait vite le mac

Quand la prostitution le lasse
Dans le twist, il tente le coup
Sans le talent trois fois hélas
Des "Scarabées" et des "Cailloux"

Il attrape alors sa guitare
Et sur la route "Sixty-Six"
Il mène une vie de routard
Puis, sur la "Côte Ouest", il se fixe

Oh, non ! Pas à Los Angeles
Mais dans un ranch des environs
Qu'un obsédé sexuel lui laisse
Contre faveurs, pour pas un rond

Là, il vit avec quelques filles
Dans une tribu de Hippies
Qu'il a baptisé "La Famille"
Tant il y a fait des petits

Il devient vite leur idole
Leur saint prophète, leur gourou
Et, mêlant Bible et Rock and Roll
Il joue John Lennon à genoux

Il a une telle influence
Sur son troupeau d'agneaux bêlants
Qu'il met au point une vengeance
Qui remonte à près de dix ans

Manson dépêche quelques sbires
Chez l'imprésario malappris
Qui n'a pas voulu le produire
Et qui habite près d'ici

Cependant cet homme d'affaire
Depuis fort longtemps est parti
Et le nouveau propriétaire
S'appelle Roman Polanski

Comme sous hypnose, les tueurs
Massacrent tout dans la villa
Dont l'épouse du producteur
Alors enceinte de huit mois

Tandis que la police enquête
Les tueurs assassinent encore
Deux artistes à la retraite
Pour leur voler un lingot d'or

Il faut un an à la justice
Pour mettre "La Famille" au trou
Puis Manson et tous ses complices
Sont mis à vie sous les verrous

Cinq ans plus tard, de cette horde
Surgit tout-à-coup un fada
Qui veut trucider Gerald Ford
Le président des U.S.A.

Est-ce un coup de Charles Manson
Ou un acte délibéré ?
Par vengeance, sur sa personne
Se jettent tous les prisonniers

Dans sa prison californienne
Manson ne guérit pas très vite
Des blessures, déjà anciennes
Infligées par ses acolytes

On est en soixante dix-huit
Manson a quarante-quatre-ans
Pour la dixième année de suite
Il réclame un acquittement

Mais l'administration l'ignore
Jusqu'au jour où on lui apprend
Qu'il est père une fois encore
D'un D.J. de trente-neuf ans

À quatre-vingts ans, l'ex-prophète
Chante toujours dans sa cellule
Et malgré son âge et sa tête
Les admiratrices pullulent

En deux mil dix-sept, il trépasse
Mais le bon Dieu n'en voulant pas
Le bon Diable de guerre lasse
Lui tend négligemment les bras


Je ne connaissais pas.
Merci de vosr recherches fructueuses
Amicalement
Gaby
 
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