rosepineuse
Nouveau poète
Le jour se levait sur mes rêves sombres. Il me semblait avoir peu dormi. Encore. Mais peu importe, le soleil passait à travers les volets.. Une belle journée!!! Je chassais cette mauvaise nuit de mon esprit. Je m’en foutais à vrai dire… Ce que mes nuits me font vivre reste entre moi et moi… La vie, c’est maintenant. Je chantonnais, un vieil air d’une chanson de louis Armstrong dont le titre m’échappait, à la perspective de cette journée. Que de choses à faire avant ce soir… la cafetière passait. J’entendis ce bruit familier qui m’annonça que mon café noir, venu d’un pays lointain où des paysans se tuant à la tache pour quelque pesos, et travaillant dur pour nourrir leurs familles, serait bientôt être prêt. Cette arome, ce nectar inonda ma gorge et fini de me réveiller. Un délice. Le titre de cette chanson fredonné me revint « cheek to cheek » … quel romantisme!!! Cela m’amusa. Je pensais à ce soir… romantisme?! Un présage cette chanson? Coup d’œil à ma liste.. Se lever… bon ça c’est fait… pourquoi l’avais-je noté? Peut être parce que j’ai une fâcheuse tendance à oublier de mettre le réveil.. Enfin, drôle d’idée quand même!!! Bref, passons! La liste devant moi n’était pas effrayante, bien que longue… je décidais de ne plus y prêter attention pour le moment et filais sous la douche. La musique que passait la radio me semblait d’un autre temps. Sur quelle station avais-je bien pu la mettre? Bien que désuet, l’air était plaisant. Décidément, je n’en finissais plus d’écouter des titres que même mes parents n’avaient jamais écoutés. J’enfilais le premier pantalon que je trouvais, cela ferait l’affaire pour le moment, puis un débardeur marron et par-dessus un petit pull de la même couleur un peu échancré… simple, discret.. Parfait. Je m’apprêtais à sortir de chez moi, petit appartement coquet des années 70, refait à neuf, avec un coté contemporain… une idée de mon ex-compagne, évidement, qu’il me faudrait changer. Mais là n’était pas ma priorité. Bien que ce ne soit pas mon style déco, je m’y étais faite et n’étant pas souvent chez moi, peu m’importait. J’allais sortir, donc, quand ma voisine complètement paniquée déboula dans mon entrée. Je ne comprenais rien de son discours et, à vrai dire, j’avais tellement de choses en tête que je ne sais pas si ce n’était pas mon cerveau qui refusait de comprendre ses propos. J’avais envie de la congédier quand mes yeux regardèrent ses mains…couvertes de sang. Bon, je ne suis pas d’une nature inquiète, mais là, dès 8h30 le matin… Je l’écoutais alors plus attentivement ou pour être honnête… je l’écoutais à présent. Ses mots étaient décousus par les sanglots et le stress. Je ne savais toujours pas ce qui m’attendait en la suivant chez elle. Je crois qu’un cri est sorti, de ma bouche ou de la sienne, je ne saurais le dire, quand à ma vue c’est dressé le tableau: sur le sol, était allongé le corps inerte et maculé de sang, de Mr brams, son mari. Ma première envie fut de faire demi-tour, bloquer mon cerveau comme si je n’avais rien vu et reprendre mes activités. Non, ça je ne pouvais pas le faire. Impossible! Je réfléchissais à en avoir mal au crâne. Puis je me rappelais d’un truc que j’avais vu dans les films… prendre le poux. Pourquoi n’ai-je pas pensé à des choses plus évidentes du style appeler les pompiers, le SAMU, les flics…? Est-ce que j’étais capable de faire ça et s’il était mort??? Rien que la pensée me donna la nausée. Ah non, mon café colombien!!! Non, mais, je vais clairement mal pour penser à garder mon café plutôt que de vérifier si mon voisin est vivant! L’esprit nous fait faire de drôle de transition!!! Aller un peu de cran!!! Je m’approchais de lui et tout en me penchant sur son corps je réalisais que je ne savais pas ce qu’il s’était passé…
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à suivre…
à suivre…