Eléâzar
Maître Poète
Au milieu de ce chaud mois d’août,
Il existe un superbe thème
Pour dire dans un émoi doux
Qui t’aime.
La canicule est un soleil
Recuit dans un four ; je t’évente
Et, en écoutant ton conseil
J’invente
Le séchage de ton blond front
En léchant la sueur qui goutte
Que – sans vouloir te faire affront -
Je goûte.
Puis nous entrons dans ce bassin
D’eau claire à la fraîcheur parfaite
Qui mouille ton sein assassin
En fête.
Tes vêtements sont transparents,
Dis, paradoxale ingénue,
Tu es bien comme tes parents :
Menue.
Tu ris en exhibant tes dents
Aussi blanches que ta poitrine
Qui se plaît à demeurer en
Vitrine.
Sans imprudence, on va s’offrir
L’étendue de tout un empire :
Notre impudence et concourir…
Au pire.
L’amour est le fruit du péché
D’une suavité suprême ;
Dégustons sans nous dépêcher
Sa crème
Sur une glace à la liqueur
Afin que la chaleur s’effondre
A l’intérieur où notre cœur
Sait fondre.
Il existe un superbe thème
Pour dire dans un émoi doux
Qui t’aime.
La canicule est un soleil
Recuit dans un four ; je t’évente
Et, en écoutant ton conseil
J’invente
Le séchage de ton blond front
En léchant la sueur qui goutte
Que – sans vouloir te faire affront -
Je goûte.
Puis nous entrons dans ce bassin
D’eau claire à la fraîcheur parfaite
Qui mouille ton sein assassin
En fête.
Tes vêtements sont transparents,
Dis, paradoxale ingénue,
Tu es bien comme tes parents :
Menue.
Tu ris en exhibant tes dents
Aussi blanches que ta poitrine
Qui se plaît à demeurer en
Vitrine.
Sans imprudence, on va s’offrir
L’étendue de tout un empire :
Notre impudence et concourir…
Au pire.
L’amour est le fruit du péché
D’une suavité suprême ;
Dégustons sans nous dépêcher
Sa crème
Sur une glace à la liqueur
Afin que la chaleur s’effondre
A l’intérieur où notre cœur
Sait fondre.