Verona
Nouveau poète
Que cherches-tu à dire, que veux-tu me montrer ?
Tu m’as été fidèle, tu as su lire en moi.
Or tes yeux aujourd’hui n’ont plus le même éclat
Miroir je te comprends, c’est moi qui ai changé.
Non, tu n’y es pour rien si mon front s’est froissé
Comme plié par le vent, brûlé par le soleil.
Ce n’est pas de ta faute si ces lèvres vermeilles
Sont maintenant blanchies par le sel des marées.
C’est le temps qui me parle, l’écho de chaque seconde.
Pourtant un jour j’ai cru pouvoir en être sourd
Contourner, insouciant, son marteau, ses tambours.
Mais il m’a rattrapé au cours d’une de ses rondes.
Le piano trône encore dans le salon fleuri
Il porte sur son dos des sourires figés.
Sur ma voix qui s’écaille et sous mes doigts brisés
Quelques accords subsistent des anciennes mélodies.
Dans chacune d’elles j’y vois une image d’antan
L’amour en robe blanche, une noce vénitienne.
Nos enfants sous la neige d’un doux printemps de Vienne
Leurs tout premiers émois, éclairs adolescents.
Ma mémoire quelquefois s’évade sans crier gare
Son voyage désormais est si long à refaire
Qu’elle m’abandonne soudain pour retrouver les mers
Où mes souvenirs vagues prennent un nouveau départ.
Mon chemin en tous cas ne s’achève pas demain
Ai-je vraiment tout dit, ai-je tout donné de moi ?
Je n’en suis pas très sûr, ne m’en veuillez donc pas
Si je pose ma plume pour rejoindre les miens.
Tu m’as été fidèle, tu as su lire en moi.
Or tes yeux aujourd’hui n’ont plus le même éclat
Miroir je te comprends, c’est moi qui ai changé.
Non, tu n’y es pour rien si mon front s’est froissé
Comme plié par le vent, brûlé par le soleil.
Ce n’est pas de ta faute si ces lèvres vermeilles
Sont maintenant blanchies par le sel des marées.
C’est le temps qui me parle, l’écho de chaque seconde.
Pourtant un jour j’ai cru pouvoir en être sourd
Contourner, insouciant, son marteau, ses tambours.
Mais il m’a rattrapé au cours d’une de ses rondes.
Le piano trône encore dans le salon fleuri
Il porte sur son dos des sourires figés.
Sur ma voix qui s’écaille et sous mes doigts brisés
Quelques accords subsistent des anciennes mélodies.
Dans chacune d’elles j’y vois une image d’antan
L’amour en robe blanche, une noce vénitienne.
Nos enfants sous la neige d’un doux printemps de Vienne
Leurs tout premiers émois, éclairs adolescents.
Ma mémoire quelquefois s’évade sans crier gare
Son voyage désormais est si long à refaire
Qu’elle m’abandonne soudain pour retrouver les mers
Où mes souvenirs vagues prennent un nouveau départ.
Mon chemin en tous cas ne s’achève pas demain
Ai-je vraiment tout dit, ai-je tout donné de moi ?
Je n’en suis pas très sûr, ne m’en veuillez donc pas
Si je pose ma plume pour rejoindre les miens.