lesmotsseparlentensilence
Nouveau poète
Mon cœur est un mystère
Couchée, fourbue, sur mon lit, je sais :
Je résiste presque plus, lassée
Et quand même obstinée
Les rues baillent et le vent hurle âprement ;
Ne me jetez pas dans la vie,
Comme la feuille d'un jour d'automne,
Complètement brisée
Les tempêtes chassent en vain les chagrins de l'azur
Quand il fait les grands yeux,
Je ne sais à quoi il pense
Et j'ai brûlé mes doigts
A ce fruit défendu.
Vraiment, je vis dans un sombre instant
Et pourtant tout cela, je ne le voulais pas.
De l'amour, je m'en occupe avec beaucoup d'égards
Mais file-t-il si vite entre mes doigts
Le froid brûle mes derniers espoirs
Il est nettement visible, même si moi ;
Je ne peux à peine m'imaginer l'atteindre
Et aveugle, les mains tendues,
Je saisis le sens même du mot « perdue »
Une ultime rumeur sourde et pesante
Se joue sur la haute alchimie de l'amour
On ne sait s'il existe vraiment
Imperceptible, du bout des doigts.
Où vas-tu ! Tu fuis, Amour ! Lâche !
C'est à peine si tu te permets, de temps en temps
De planer dans mon cœur déchiré, quelque soit le prix
Tu n'y laisses, indélébile, que la trace des regrets
Maintes fois, je t'ai supplié, mais tu es resté impénétrable
Alors, je te dis adieu, triste sentiment
Couchée, fourbue, sur mon lit, je sais :
Je résiste presque plus, lassée
Et quand même obstinée
Les rues baillent et le vent hurle âprement ;
Ne me jetez pas dans la vie,
Comme la feuille d'un jour d'automne,
Complètement brisée
Les tempêtes chassent en vain les chagrins de l'azur
Quand il fait les grands yeux,
Je ne sais à quoi il pense
Et j'ai brûlé mes doigts
A ce fruit défendu.
Vraiment, je vis dans un sombre instant
Et pourtant tout cela, je ne le voulais pas.
De l'amour, je m'en occupe avec beaucoup d'égards
Mais file-t-il si vite entre mes doigts
Le froid brûle mes derniers espoirs
Il est nettement visible, même si moi ;
Je ne peux à peine m'imaginer l'atteindre
Et aveugle, les mains tendues,
Je saisis le sens même du mot « perdue »
Une ultime rumeur sourde et pesante
Se joue sur la haute alchimie de l'amour
On ne sait s'il existe vraiment
Imperceptible, du bout des doigts.
Où vas-tu ! Tu fuis, Amour ! Lâche !
C'est à peine si tu te permets, de temps en temps
De planer dans mon cœur déchiré, quelque soit le prix
Tu n'y laisses, indélébile, que la trace des regrets
Maintes fois, je t'ai supplié, mais tu es resté impénétrable
Alors, je te dis adieu, triste sentiment