• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

C'est la récré

LLUMIERELIVE

Moderator
Membre du personnel
C’EST LA RECRE !


Entre le calcul et les dictées,
Les livres et les cahiers,
Je préférais de loin les récitations
Mais plus encore les récréations…

Je me souviens de cette gamine aux blondes couettes,
Les yeux dans le vague et restant muette,
Sagement assise, les bras croisés sur son pupitre
Songeant à la prochaine récré où elle fera le pitre…

Nous quittions sagement la classe en rang deux par deux,
Le cœur battant, nous étions déjà aux jeux,
Les élèves punies allaient tristement sous le préau,
La cour vivait une véritable envolée de moineaux
En des cris de joie et courses effrénées.
« A quoi qu’on joue ? à la corde à sauter ? »
Des rondes se formaient de ci delà
L’on comptait « Amstamgram » pour jouer à chat,
Des marelles se traçaient à la craie,
Plus loin un groupe de « grandes » se chamaillait.

J’enviais les filles qui restaient à l’étude
Uniquement pour la longue récréation,
Ma mère a capitulé devant mon attitude
Pour mon entière satisfaction,
Mais à la cantine elle n’a jamais voulu me laisser
Malgré mes pleurnichardes supplications…
Ainsi pour une heure et demie je reprenais le chemin de la communale
Emportant les trésors de mon sac à goûter
Qui enfermait un vrai régal
Dont une gourde en plastique emplie d’oranges pressées.

Durant les leçons que la maitresse nous donnait
D’un banc à l’autre des petits mots s’échangeaient
« Je suis facher a mort » « Je te cose plu a la récré »
Mais dans la cour nous étions bien vite réconciliées…

Les années de grande école défilaient
Et nos ébats joyeux se transformaient,
Fini le temps de l’insouciance enfantine
Où l’on tournoyait en chantant des contines !
Nous nous inspirions d’un feuilleton passé à la télévision,
Du « chevalier de maison rouge » j’en étais l’héroïne
Et chaque jour nous recommencions…

Puis les années collège sont arrivées
La cour de récré avait bien changé,
Les « assidues » se promenaient de long en large
Avec en mains livres ou quelques ouvrages,
Avec les « irréductibles » je préférais batifoler
A m’esclaffer sottement des histoires racontées
Je n’étais pas en reste, je m’inventais des amoureux,
Des aventures rocambolesques où nous n’étions que deux...

Que je regrette ces cours de récré de la rue Damrémont
Et celle de la rue du Mont Cenis…
Ecole communale pour fille/ école communale pour garçons
Nous n’étions pas mélangés, pour cela il nous restait la vie…
 
Une scolarité différente vu les lieux et les années où cela s'est passé. Racontées avec l'humour mais aussi avec la maîtrise qui te caractérise ! On s'y croirait...
Bisous amicaux
 
superbe poème qui dépeint très bien et avec humour, ces petits moments de "liberté". très réaliste bravos bsx
 
Comme j'ai aimé cette lecture, un instant je m'y suis totalement retrouvée ....Bravo ! bisous...Lys
 
Magnifique récit, que de souvenirs ressurgissent à la lecture de ce texte, on s'y croirait tellement il est réaliste. ...Bravo....Bisous....Katy-Ann
 
l'école c'est du sérieux...mais, là, j'ai bien rit !
quel humour et quelle vivacité dans ton écriture !
Si ton poème avait été une dictée, tu aurais eu 20/20 !
alors pour toi, la récré a juste tenu sa "bonne place"...
bisous Mumu
 
C'est un plaisir de lecture qui nous renvoie à nos propres cours de récréation, et elles se ressemblent souvent beaucoup....après reste l'école de la vie...Merci Mumu et gros bisous
 
Retour
Haut