Vaury
Nouveau poète
Je me surprends! C'est curieux , à avoir peur...
Mais de quoi et pourquoi ? jamais je n'ai peur !
Peur de t'aimer ,t'aduler avec ce trop d'ardeur...
Serais-tu mon jardin parlant le langage des fleurs ?
Celui qui me brûle le coeur de divines liqueurs..?!
Lorsque dans ma valise voyageuse pleine de riens,
Je te fais place pour de longues nuits poudrées d'absinthe,
Tu seras mon linceul par delà le soleil, par delà les confins.
Mais aussi clandestin. Tous deux nous savions qu'un train,
Ne va et ne revient que pour certains matins lumineux et sereins.
Aujourd'hui nos mains ne se touchent pas même en prières jointes.
Tu es parti en voyage, je te sillage et je t'espoir à l'hôtel Embrasain.
Je tremble à l'idée de retirer ta blanche chemise et ton jean 501.
Tandis que ma main se lovera, aimante, je ne veux entendre rien,
Que les battements de ton coeur. Comme pendule sonne l'heure,
Je me surprendrai à avoir peur, soudain j'aime pour toi cette peur.
Peur de t'aimer, t'aduler par trop cette vigoureuse ardeur.
Et de me brûler le coeur. A n'en pas douter mon coeur,
Qui voudrait saigner pour toi ; Et ma robe noire toute de soie,
Rouge deviendra à cet endroit. aux vastes chagrins quelquefois.
Dans ma pensée?! Tu seras Roi et je comprends que sans effroi,
Monsieur, je te glisserai des mots qui nous ferons partir tout là-haut.
Dans un jardin aux senteurs délicieuses et où coule à la source l'eau.
S'isolant au puits de lumière, pays d'oz, on s'y perdra avec agilité,
Nous irons là où personne ne l'ose. Dans un bosquet à deux se cacher .
Je sentirai tes doigts me griffer si je dors, pour m'éveiller encore.
Fais-moi mal avec la douceur de ton corps en parfait accord...
Tu m'enivreras de ce que tu veux dans le décor de Barkarblium.
Oui fais-moi mal, mais pas tort. Même au musée d'Athenium.