lilasys
Maître Poète
CES VISAGES SANS NOM .....
Quand la nuit se voile de deuil sans aucune étoile où es-tu Eternel?
Qui laisse ces immenses traînées marquer mon âme à jamais mon cœur
Suis-je en cage derrière ces barreaux de leur tendre douceur ?
Dans ce corbillard qui me mène si loin du mystère du ciel
Toutes ces courbettes grotesques ont au moins l'élégance
De laisser ces cloches au sommet de l'église sans leurs affreux hurlements
Comme un orgue oubliée qui perd chaque jour les nuances
De ses partitions à en effacer le goût de leur divin chant
Je ne me soumettrais jamais comme Ovide ce pauvre exilé
Chassé de ce qui fut sa poésie son paradis latin
Ce poignard sans lame dont le bourreau creuse mes plaies
Fait de pirouettes futiles qui ont oublié le souviens
Au fond de ces coulisses les gosiers au goût âpre métal
Savent tricher avec les maux qui marquent ce regrettable silence
Joueuses avides aux langues acérées ennuyeuses et banales
Couchées dans l'ombre le jour renaît Ô douce clairvoyance
A travers le charbon les brumes les corons
On retrouve les hymnes solennels qui ne sont jouvence
Comme un mât dressant la voile contre les vents de l'illusion
Dessine moi de ta plume les mots pour apaiser la souffrance
LILASYS