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Ces longues nuits à Barberousse........

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion ilot
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ilot

Nouveau poète
La nuit, le froid et l’effroi des râles funèbres
Faisaient taire les psalmodies des condamnés
A Mort qui préfèrent réciter dans les ténèbres.
Des cris résonnaient en écho de ces damnés.


Ah! Quels cauchemars que ces nuits à Barberousse,
Le plafond et les murs suintaient l'humidité.
La nuit, l’effroi et le froid, de ces psaumes rigides,
Nous glaçaient le corps et nous donnaient la frousse....


On dormait à même le sol, une couverture.......
Pour s'couvrir et une autre à s'la mettre au sol
serrés les uns aux autres; de la seule ouverture
servant à nos besoins, des rats jouaient du sol.


Je me souviendrai toute ma vie de ces nuits,
Où aucun détenu ne fermait les yeux
Jusqu'à la lueur du matin louant Dieu
D'avoir pu résister à autant de bruits.


Le matin, les lourdes clés faisaient entendre,
leurs cliquetis morbides, libérant les cendres,
D'une haine macabre de ces hommes pour défendre
Leur dignité perdue et rêver de s'pendre.

Je me souviendrai toujours de Barberousse,
De ces vils matons, sur leur visage la frousse.
Où l'on entre bien vivant, toujours à tort....
Et l'on sort, très souvent dans un cercueil, mort ........
Mahmoud

 
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