CANTILENES
CHEVANCES DE DECEMBRE
CHEVANCES DE DECEMBRE
Mâtines tardives, journées en berne et glacées,
Nuits prolongées, astre de veille en apogée,
Décembre a déposé ses brassées de givre,
A sifflé à tout vent ses souffles de guivre
Afin d'endormir les coursives de la terre,
Lui offrant quelque repos de courte lumière
Avant les temps des semences et du renouveau,
En ces plaines, vallées, vallons et coteaux.
Décembre
Sur les tableaux romains, juliens ou grégoriens,
De dix ou douzième, dernier tu restes en vain.Nuits prolongées, astre de veille en apogée,
Décembre a déposé ses brassées de givre,
A sifflé à tout vent ses souffles de guivre
Afin d'endormir les coursives de la terre,
Lui offrant quelque repos de courte lumière
Avant les temps des semences et du renouveau,
En ces plaines, vallées, vallons et coteaux.
Décembre
Sur les tableaux romains, juliens ou grégoriens,
Tu marques la fin d'un cycle de vie et de saisons
En laissant percevoir de nouveaux horizons.
Solstice ultime
En les paraphes des heures de la révolution,Frimaire et Nivôse devaient illustrer ton nom,
Froidure glaciale et piquante en ton dessein,
Neige sourde, sobre et apaisante en ton seing,
Tu détiens en ton ciel sagittaire, capricorne,
Qu'en de sagesse et de prudes pensées tu ornes
Solstice sublime
Sur les annales du passé
"Année gelée, année de blé"
"Décembre au pieds blancs s'en vint,
An de neige est an de bien"
"En décembre fais du bois
Et endors toi"
"Année gelée, année de blé"
"Décembre au pieds blancs s'en vint,
An de neige est an de bien"
"En décembre fais du bois
Et endors toi"
En dépit de ces rares jours azuresents
Tu tisses tes couleurs en lavis grisailleux
Attristant les paysages environnants.
Les vignes décharnées n'offrent que leurs ceps noueux,
Seul le vert profond des épicéas résiste,
La froideur, la morsure des vents persistent.
Cependant sur les fruitiers...déjà des bourgeons,
Jacinthes et flore printanière percent les flocons.
Tu tisses tes couleurs en lavis grisailleux
Attristant les paysages environnants.
Les vignes décharnées n'offrent que leurs ceps noueux,
Seul le vert profond des épicéas résiste,
La froideur, la morsure des vents persistent.
Cependant sur les fruitiers...déjà des bourgeons,
Jacinthes et flore printanière percent les flocons.
En cette provence chérie, la neige a pleuré
Recouvrant quelque peu les terres endeuillées.
Le sol engorgé s'abreuve de frêles candeurs
En promesse de renaissance prochaine,
Les aurores progressent en l'offrande des heures,
Les nuits s'érodent aux appels de lunes pleines.
La nature endormie se réveille, souveraine,
Et en son royaume de saisons elle va, magicienne,
De décembre effacer les temps extrêmes
De décembre nous faire aimer ses emblèmes
Décembre s'efface peu à peu
A toi Janvier aux mille voeux