Filiatus
Maître Poète
Ce que je savais de cet homme
De ce type anticonformiste
C'est qu'il était prince de Rome
Probablement au temps du Christ
Amoureux fou de son cheval
Il s'était rendu ridicule
À vouloir nommer l'animal
Au poste de Premier consul
Harnaché tout en pierreries
Il buvait dans des vases d'or
En marbre était son écurie
Où dormait parfois son mentor
Là, s'arrête mon souvenir
Car j'ai sorti mon dictionnaire
Afin de pouvoir rétablir
Cette histoire très singulière
Caligula est né l'an douze
Dans la proche banlieue de Rome
Où le ciel et la mer s'épousent
Très exactement à Antium
Sa mère est la grande Agrippine
Et Britannicus est son père
Ceux-là même que Jean Racine
Immortalise dans ses vers
Ballotté durant sa jeunesse
Aux quatre coins du grand empire
Il vit en Germanie, en Grèce
Pour chez son grand-père, atterrir
Son aïeul n'est, ni plus ni moins
Que Tibère, empereur romain
Successeur d'Auguste, et témoin
De la mort du premier Chrétien
En trente-sept, Tibère abdique
Au profit de deux êtres chers
L'un est son descendant unique
L'autre, son fils, célibataire
Dès l'hiver de cette année-là
Celui qui vient régner sur Rome
N'est autre que Caligula
Le plus malin des deux, en somme
Et pour ne pas s'embarrasser
D'un oncle trop pusillanime
Il le fait vite exécuter
Sans donner de motif au crime
Le peuple n'en prend pas ombrage
Car l'empereur est libéral
Le Sénat lui rend même hommage
Pour sa politique sociale
Mais peu à peu, de bienveillant
L'empereur devient despotique
Et la pauvre sœur du tyran
Drusilla, en goûte la trique
Quand sa sœur meurt en trente-neuf
Il devient carrément odieux
Se considérant comme veuf
Voilà qu'il se compare à Dieu
Caligula désire, en plus
Être adoré de son vivant
Sous les attributs de Vénus
Il se montre publiquement
Je vous passe la scène épique
Que j'évoquais dans ma préface
Cette scène malsaine, hippique
Que nenni, cela me harasse
Toujours est-il que le vingt-quatre
Janvier de l'an quarante et un
Trente poignards viennent l'abattre
On graciera les assassins
De ce type anticonformiste
C'est qu'il était prince de Rome
Probablement au temps du Christ
Amoureux fou de son cheval
Il s'était rendu ridicule
À vouloir nommer l'animal
Au poste de Premier consul
Harnaché tout en pierreries
Il buvait dans des vases d'or
En marbre était son écurie
Où dormait parfois son mentor
Là, s'arrête mon souvenir
Car j'ai sorti mon dictionnaire
Afin de pouvoir rétablir
Cette histoire très singulière
Caligula est né l'an douze
Dans la proche banlieue de Rome
Où le ciel et la mer s'épousent
Très exactement à Antium
Sa mère est la grande Agrippine
Et Britannicus est son père
Ceux-là même que Jean Racine
Immortalise dans ses vers
Ballotté durant sa jeunesse
Aux quatre coins du grand empire
Il vit en Germanie, en Grèce
Pour chez son grand-père, atterrir
Son aïeul n'est, ni plus ni moins
Que Tibère, empereur romain
Successeur d'Auguste, et témoin
De la mort du premier Chrétien
En trente-sept, Tibère abdique
Au profit de deux êtres chers
L'un est son descendant unique
L'autre, son fils, célibataire
Dès l'hiver de cette année-là
Celui qui vient régner sur Rome
N'est autre que Caligula
Le plus malin des deux, en somme
Et pour ne pas s'embarrasser
D'un oncle trop pusillanime
Il le fait vite exécuter
Sans donner de motif au crime
Le peuple n'en prend pas ombrage
Car l'empereur est libéral
Le Sénat lui rend même hommage
Pour sa politique sociale
Mais peu à peu, de bienveillant
L'empereur devient despotique
Et la pauvre sœur du tyran
Drusilla, en goûte la trique
Quand sa sœur meurt en trente-neuf
Il devient carrément odieux
Se considérant comme veuf
Voilà qu'il se compare à Dieu
Caligula désire, en plus
Être adoré de son vivant
Sous les attributs de Vénus
Il se montre publiquement
Je vous passe la scène épique
Que j'évoquais dans ma préface
Cette scène malsaine, hippique
Que nenni, cela me harasse
Toujours est-il que le vingt-quatre
Janvier de l'an quarante et un
Trente poignards viennent l'abattre
On graciera les assassins