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CALAIS

benoit la plume

Maître Poète
CALAIS

Et j’entends la trompette
Sur un fond de tempête,
Qui déchire le soir
Qui piétine l'espoir.

Sous les ponts de minuit
On se serre, on a froid.
Tout le jour on a fuit
Trop souvent, trop de fois.
Il nous fallait six jours
Pour en venir à bout,
C’était là leurs discours
Pour nous tenir debout.
Six jours il nous fallait,
L’affaire était tentante.
Mais ils nous ont laissés
Sous une pluie battante.

Et j’entends la trompette
Sur un fond de tempête,
Qui déchire le soir
Qui piétine l'espoir.

Ces pays traversés,
Ami t’en souviens-tu,
Et nos sacs renversés,
Tous nos papiers perdus.
La violence des forts
Se sentant impunis,
Les truands en renfort
Et craquent les vernis.
Un jour nous serons morts,
On rame en attendant.
La pluie qui nous dévore
Nous dit qu’on est vivant.

Et j’entends la trompette
Sur un fond de tempête,
Qui déchire le soir
Qui piétine l'espoir.

Somalie je te hais,
Je te fuis et je cours.
J’ai sauté tant de haies
M’empêchant tout retour.
Bord de mer, échoué,
Les embruns de la Manche
M’ont la route coupée,
Et je sens que je flanche.
Ai-je la tête d’un bourgeois
Pour mourir à Calais ?
Faut-il que je me noie
Pour finir apaisé ?

Et j’entends la trompette
Sur un fond de tempête,
Qui déchire le soir
Qui piétine l'espoir.
 
Il faut le voir pour le croire
Ton écrit est conforme à cette situation désastreuse pour ces pauvres gens
Plus vrais que nature tes mots
Bien écrit Benoît
Et ce refrain, comme une rangaine permet d'avoir insister sur leur triste sort
Bises jj
 
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