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C ETAIT TROP BEAU

yacapara

Nouveau poète
C’ETAIT TROP BEAU

Magalie était heureuse.
Enfin.
Après toutes ces années passés avec un homme qui l’avait battue, son cancer du sein enfin guéri, et ces années passées seule dans cette grande maison sans enfant, parce que la nature l’avait fait naître stérile ; après toutes ces années, elle l’avait rencontré.
C’était un homme parfait, il était toujours au petits soin pour elle, toujours un geste tendre, toujours des mots doux et affectueux.
Ca faisait deux ans qu’elle vivait enfin un bonheur sans nom.
Elle l’avait rencontré par hasard, a la station-service alors qu’elle était tombée en panne et qu’il l’avait si gentiment dépanné en lui changeant la batterie de sa voiture qui l’avait lâché un jour de grande pluie ;
Il l’avait changé sa batterie, sous une pluie de plus en plus battante ; il était resté souriant, n’avait pas râlé comme font la plupart des hommes qui bricolent et hurlent quand ils s’ouvrent la main à cause d’un tournevis qui glisse et qui fait heurter violemment la main du bricoleur contre une vis mal placé et qui vous ouvre. Sa main était en sang mais il ne bronchait pas. Et quand il eut fini de la dépanner, elle lui proposa de lui faire un bandage pour le remercie. Au début, li refusa mais après son assistance devant les yeux de cet homme, des yeux pleins de tristesse, il avait accepté et c’était retrouvé chez elle, la main gauche bandée et buvant un café dans sa cuisine ;
Puis grâce au hasard, ou la chance de le rencontrer à nouveau à la station, elle lui proposa de l’accompagner à un bal le samedi suivant.
Elle n’en revenait toujours pas d’avoir eu le courage de l’inviter, elle qui n’osait même pas disputer un enfant dans la rue qui la bousculait, elle avait osé ce jour-là une sortie. Elle s’était étonnée mais devant son regard si doux qu’elle se sentait profondément bien en sa présence.
Et depuis ce samedi soir, ils ne s’étaient jamais quittés.
Deux ans de bonheur. Deux ans qu’il s’occupait d’elle avec tendresse. Deux ans et jamais il ne l’avait crié dessus, ni battus ni même critiqué.
Et au bout de ces deux années, elle l’avait réussi à le décider a bien vouloir l’épouser.
Elle allait être la femme la plus heureuse du monde avec l’homme le plus charmant et le plus attentionné du monde.
Elle avait mis sa robe blanche. Elle se regardait dans le miroir. Elle se souriait.
Mais un bruit de verre brise la fit sursauter.
Elle l’appela. Car il devait l’attendre en bas pour l’emmener jusqu’à la mairie mais n’eut aucune réponse.
Elle sortit de sa chambre en robe de mariée ; Elle descendit doucement l’escalier, le rappelant à nouveau.
Toujours pas de réponse.
Elle alla dans la cuisine et ne vie rien d’autre qu’un verre brisé par terre.
Elle tenta encore une fois de l’appeler.
Toujours personne.
Elle ramassa le verre et le reposa près de la bouteille de jus de goyave. Boisson préféré de son amoureux ;
Puis, elle prit la bouteille, et alla la remettre dans le frigo avant d’aller dans le garage voir s’il y était.
Et en ouvrant la porte du frigo, elle resta figée.
Elle était posée sur l’étage du haut : la tête de son futur mari.
Les yeux grands ouverts, ses yeux si remplis de douceurs étaient cette fois grand ouvert et la fixaient.
Elle hurla et tomba au sol.
Inconsciente.
Ne pourrait-elle donc jamais vraiment connaitre le bonheur
Et lui, lui qui ne racontait rien de son passé.
Qu’avait-il fait pour avoir été décapité.
 
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