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BRÈVES DE COMPTOIR

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion mymimike
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mymimike

Maître Poète
On se consomme, on se consume, on se séduit près d’un comptoir.
Se racontant nos vies, oubliant certains passages, ne pas décevoir.
Sans trop en dire, sans trop en faire, ne pas donner l’amer à boire.
Un verre, puis deux… l’alcool désinhibe et sert d’échappatoire.

On se plaît, on se dit pourquoi pas, on file ailleurs, on change de bar.
On refait le monde, sans se soucier du temps qui arrive tôt ou tard.
On prend le train en marche, s’inventant des destinations qui n’ont pas de gare.
Puis on cède à la tentation, qui elle n’est jamais là par hasard.

Et le sérieux tant attendu, reste sur la ligne de départ.
Le désir se déchaîne, libéré des chaînes de ses corps qui s’égarent.
Quelques minutes, quelques heures qui s’écoulent, écroulant le phare.
Obscurcissant la lumière de celle qui reste ou de celui qui part.

On ne se reverra pas, mais les mots condamnent et restent au parloir.
Autant ne rien se dire, et ne rien laisser entrevoir.
Une de perdue, dix de retrouvées, le compteur, lui, ne se fait pas d’histoire.
Pas de cœur brisé, pas d’âme en peine, pas de faux espoirs…

Il suffira d’un signe, qui ne viendra pas, l’amour c’est dérisoire.
Passant à autre chose, épluchant déjà son répertoire.
Swipant de gauche à droite, afin de liker son prochain rencard.
Alimentant son cercle vicieux, pour éviter de choper le cafard…
 
Dernière édition:
On se consomme, on se consume, on se séduit près d’un comptoir.
Se racontant nos vies, oubliant certains passages, ne pas décevoir.
Sans trop en dire, sans trop en faire, ne pas donner l’amer à boire.
Un verre, puis deux… l’alcool inhibe et sert d’échappatoire.

On se plaît, on se dit pourquoi pas, on file ailleurs, on change de bar.
On refait le monde, sans se soucier du temps qui arrive tôt ou tard.
On prend le train en marche, s’inventant des destinations qui n’ont pas de gare.
Puis on cède à la tentation, qui elle n’est jamais là par hasard.

Et le sérieux tant attendu, reste sur la ligne de départ.
Le désir se déchaîne, libéré des chaînes de ses corps qui s’égarent.
Quelques minutes, quelques heures qui s’écoulent, écroulant le phare.
Obscurcissant la lumière de celle qui reste ou de celui qui part.

On ne se reverra pas, mais les mots condamnent et restent au parloir.
Autant ne rien se dire, et ne rien laisser entrevoir.
Une de perdue, dix de retrouvées, le compteur, lui, ne se fait pas d’histoire.
Pas de cœur brisé, pas d’âme en peine, pas de faux espoirs…

Il suffira d’un signe, qui ne viendra pas, l’amour c’est dérisoire.
Passant à autre chose, épluchant déjà son répertoire.
Swipant de droite à gauche, afin de liker son prochain rencard.
Alimentant son cercle vicieux, pour éviter de choper le cafard…
Des brèves de comptoir qui au contraire de l'alcool se consomment sans modération
J'ai bienn aimé cet écrit
Amicalement
 
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