• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

BOULEVERSEMENT FAMILIAL

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion yacapara
  • Date de début Date de début

yacapara

Nouveau poète
BOULEVERSEMENT FAMILIAL​

Comme souvent je repense à ma vie passée.
Assis sur un rocher, face à l’océan, je n’arrête pas de penser à tous les changements qui ont bouleversés mon existence.
Il y a déjà plusieurs années, alors que je venais de trouver mon premier travail dans une grande ville et que je vivais seul, j’avais fait la rencontre d’une personne souriante et pleine de vie. Nous avons vécu un peu plus de six ans ensembles. Dans un partage de sentiments que je croyais pur et fort. Mais un jour, tout bascula. Elle était tombée enceinte. Et, bien que je ne fusse pas prêt à être père, la vie ne me laissa aucun choix. Ma femme décéda à l’accouchement me laissant seul avec une jolie princesse. Je m’en occupais du mieux et sans limite d’amour et de tendresse.
Puis, un jour la vie me permis de rencontrer une deuxième femme. Bien que je ne pensais plus pouvoir offrir mon cœur à une autre femme que ma fille, je me laissais aller une deuxième fois dans les bras de l’amour. Je bouleversai la vie de ma fille qui accepta d’avoir une étrangère dans notre maison. Mais un jour, la vie me fît une surprise dont elle avait le secret. Ma deuxième femme fût atteinte d’un cancer virulent qui l’emporta en même pas trois mois.
Des années s’était passées avant un bouleversement de taille. Ma pauvre princesse fût violée par un homme que je recherche toujours pour le tuer. La catastrophe fût d’une ampleur sans nom. Ou plutôt si : Nicolas. Le nom de mon petit fils qui avait pour mère ma princesse et pour père un monstre qui avait violée ma fille. On resta soudé devant cette nouvelle épreuve et depuis, nous élevons ce petit garçon avec un maximum d’amour et de tendresse. Car lui, il n’avait rien demandé et il ne nous était jamais venu à l’esprit de lui faire payer le crime de son géniteur.
Et bien que la vie ne nous a jamais offert que des bonnes choses, il me vient à l’esprit ce dicton que ma deuxième et tendre épouse me disait souvent avec son petit sourire charmeur : « on ne vit pas dans le monde des bisounours mon amour ». Elle me l’avait même dit dix minutes avant de s’éteindre.
Et aujourd’hui, assis sur mon rocher je relis le courrier que j’ai reçu ce matin :
« Mon joli papa, je t’écris pour te dire que ma tête n’arrive toujours pas enlever le souvenir affreux que j’ai vécu et qui nous a offert notre petit Nicolas.
J’ai mal au cœur et à mon âme. Je sens que je n’arriverais jamais à guérir de cette blessure. Alors ne m’en veut pas mon joli papa.
Si tu lis ce mot, c’est que je ne serais pas rentrée ce soir. Je pars dans un monde où j’espère enfin trouver des bisounours.
Embrasses fort Nicolas et pardonnes moi de te créer encore un bouleversement dans ta vie.
Je sais que Nicolas sera très heureux avec toi. Tu es le meilleur des hommes. Si tout le monde avait, ne serait-ce, que la moitié de ta générosité et ton amour, alors le monde vivrait en harmonie.
Prends soin de toi mon joli papa. Je t’aime de tout mon cœur mais il m’est impossible de continuer à vivre avec les vilaines images qui hantent mes nuits.
Adieu mon joli papa.
Je t’aime. »

« Adieu ma fille. Vol vers un monde sans monstre.
Et n’ai crainte, je m’occuperais bien de mon petit prince. »
Puis je me releva, lâchant la lettre de ma fille qui s’envola au loin vers l’horizon et je suis allé m’occuper du mieux que je pourrais de mon petit prince qui m’attend dans la voiture, dormant paisiblement dans son causi.
 
Retour
Haut