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Nouveau poète
Enfermée dans une prison d'hallucinations, tout semble heureux, pourtant tout n'est qu'invention. Nous donnons souvent la faute au sombre, au glauque, au noir, car sa couleur elle-même n'en ait pas donatrice d'enjouement. Nous trouvons réconfort, gaieté, et protection dans le blanc, qui pourtant n'est pas autant immaculé qu'il le prétend. Qui vous dit que les anges ne sont pas en réalité les démons, et que les démons ne sont pas en réalité les anges? Il existe des anges noirs, pourquoi pas des démons blancs? Pourquoi tant de contraste, de paradoxe envers ses couleurs donnant sur le négatif d'une à l'autre, mais qui se complète autant? Sans le blanc, le noir n'existerait pas, et versi versa. Alors pourquoi tant de haine dans l'une et tant de confiance aveugle dans l'autre? Savoir lire les couleurs, et comprendre qu'aucunes d'entre-elles ne mérite plus ou moins que les autres. Un blanc peut devenir noir, et un noir, blanc. Il suffit de savoir les placer, les mettre en accord, les liés au décor comme un musicien dessine ses partitions. Pour que ces couleurs ait l'inverse définition qu'on leur donne originellement, il suffit d'accorder leur violon à l'orchestre. Après tout, les autres couleurs ne sont qu'inutile, lorsque l'on a compris qu'avec le blanc et le noir, nous pouvons passer tous les sentiments existant.