Filiatus
Maître Poète
Mussolini naît en Romagne
En mil huit cent quatre-vingt-trois
Sa région n'était pas le bagne
Bien que l'on se sentait "forza"
"Forza Italia", avant l'heure
Avant la "Squada azzura"
Avant Silvio, le beau-parleur
Dans ce pays, on est gros-bras
Son père est un grand maréchal
Grand maréchal-ferrant, s'entend
Et à l'école communale
Sa mère instruit petits et grands
Bien que d'éducation chrétienne
Il traîne dans les rues, la nuit
Et son désœuvrement le mène
À prendre sa carte au parti
Sa carte au Parti socialiste
[On est rose dans la région]
Pour faire la nique aux droitistes
Car à Rome, ils sont des légions
À dix-neuf ans, on lui propose
Un poste d'aide-instituteur
Mais il en a vite sa dose
Et s'en va bourlinguer ailleurs
Il s'installe en Suisse italienne
Pour ne pas faire son armée
Et devient travailleur de peine
Sur de misérables chantiers
Là, il rencontre des sans-grades
Des réfugiés, tout comme lui
Et se fait quelques camarades
Venus de la grande Russie
Au bout de deux années d'exil
Le Benito fait marche arrière
Il revient penaud et servile
Faire son devoir militaire
À partir de mil neuf cent-neuf
Il gribouille dans un journal
Et se montre sous un jour neuf
Franchement anticlérical
Au sein du Parti socialiste
Il grimpe dans la hiérarchie
Et devient premier journaliste
De leur quotidien "Avanti"
À l'aube de la Grande Guerre
L'Italie voudrait rester neutre
Le Benito n'apprécie guère
Et traite ses amis de pleutres
Quand l'Italie enfin décide
De se lancer dans cette guerre
Lors, Mussolini impavide
Se porte aussitôt volontaire
Et pour ne pas que se désolent
Ses accaparantes groupies
En grandes pompes, il convole
Avec l'une des plus jolies
Gravement blessé en dix-sept
Il retourne à la vie civile
Où il se retrouve à la tête
D'un journal "soviéticophile"
Puis, comme dirait Edgar Faure
Le vent fait tourner la girouette
L'Italie veut un homme fort
Qui puisse au monde tenir tête
Mussolini se dit cet homme
Et fonde le parti fasciste
Puis en vingt-deux, marche sur Rome
Où résident les monarchistes
Mais loin de se montrer revêche
Le roi, par la peur d'abdiquer
Au gouvernement, se dépêche
De lui donner un poste-clé
Rapidement sa cote grimpe
Chez les "tifosis" les plus durs
Peu après pour lui c'est l'Olympe
L'Italie entre en dictature
Pendant ce temps-là en Espagne
Franco se bat pour le pouvoir
Tandis qu'Hitler en Allemagne
Est à quelques mois de l'avoir
Le "Duce", ainsi qu'il se nomme
Maître absolu de l'Italie
Envoie plus de 500 000 hommes
Faire la guerre à l'Éthiopie
Les pauvres Africains succombent
Sous les 550 avions
Qui larguent des milliers de bombes
Sur leur unique et seul canon
Quand le Reich déclare la guerre
À l'Angleterre et à la France
Devant les victoires-éclair
Aux côtés d'Hitler, il se lance
Et, pour faire bonne figure
Face au dictateur germanique
Il invoque une race pure
Pour traquer le peuple hébraïque
Après avoir défié la Grèce
Et avoir pris une raclée
Il envoie en U.R.S.S.
Ses troupes qui sont laminées
Lors, le roi Victor Emmanuel
Le convoque et le destitue
Enfermé dans sa citadelle
Le "Duce" sent sa vie fichue
Mais, des S.S. parachutistes
Le délivrent, et pour Berlin
Ils emportent le chef fasciste
Retrouver son cousin germain
Il congratule sans relâche
L'échine courbée jusqu'en bas
Son libérateur à moustache
Le "Führer" furieux le foudroie
Il lui ordonne sans réplique
De retourner dans son pays
De fonder une république
Protégée par la Germanie
Alors chef d'un état fantoche
Menacé de dures sanctions
Par l'ignoble "tête de boche"
Le "Duce" brime sa nation
Arrive enfin la délivrance
De cet ignominieux despote
Les "Alliés" et la "Résistance"
Boutent l'ennemi de la Botte
Les partisans bientôt empoignent
Mussolini errant sans but
Et l'envoient, avec sa compagne
Faire sa loi chez Belzébuth
En mil huit cent quatre-vingt-trois
Sa région n'était pas le bagne
Bien que l'on se sentait "forza"
"Forza Italia", avant l'heure
Avant la "Squada azzura"
Avant Silvio, le beau-parleur
Dans ce pays, on est gros-bras
Son père est un grand maréchal
Grand maréchal-ferrant, s'entend
Et à l'école communale
Sa mère instruit petits et grands
Bien que d'éducation chrétienne
Il traîne dans les rues, la nuit
Et son désœuvrement le mène
À prendre sa carte au parti
Sa carte au Parti socialiste
[On est rose dans la région]
Pour faire la nique aux droitistes
Car à Rome, ils sont des légions
À dix-neuf ans, on lui propose
Un poste d'aide-instituteur
Mais il en a vite sa dose
Et s'en va bourlinguer ailleurs
Il s'installe en Suisse italienne
Pour ne pas faire son armée
Et devient travailleur de peine
Sur de misérables chantiers
Là, il rencontre des sans-grades
Des réfugiés, tout comme lui
Et se fait quelques camarades
Venus de la grande Russie
Au bout de deux années d'exil
Le Benito fait marche arrière
Il revient penaud et servile
Faire son devoir militaire
À partir de mil neuf cent-neuf
Il gribouille dans un journal
Et se montre sous un jour neuf
Franchement anticlérical
Au sein du Parti socialiste
Il grimpe dans la hiérarchie
Et devient premier journaliste
De leur quotidien "Avanti"
À l'aube de la Grande Guerre
L'Italie voudrait rester neutre
Le Benito n'apprécie guère
Et traite ses amis de pleutres
Quand l'Italie enfin décide
De se lancer dans cette guerre
Lors, Mussolini impavide
Se porte aussitôt volontaire
Et pour ne pas que se désolent
Ses accaparantes groupies
En grandes pompes, il convole
Avec l'une des plus jolies
Gravement blessé en dix-sept
Il retourne à la vie civile
Où il se retrouve à la tête
D'un journal "soviéticophile"
Puis, comme dirait Edgar Faure
Le vent fait tourner la girouette
L'Italie veut un homme fort
Qui puisse au monde tenir tête
Mussolini se dit cet homme
Et fonde le parti fasciste
Puis en vingt-deux, marche sur Rome
Où résident les monarchistes
Mais loin de se montrer revêche
Le roi, par la peur d'abdiquer
Au gouvernement, se dépêche
De lui donner un poste-clé
Rapidement sa cote grimpe
Chez les "tifosis" les plus durs
Peu après pour lui c'est l'Olympe
L'Italie entre en dictature
Pendant ce temps-là en Espagne
Franco se bat pour le pouvoir
Tandis qu'Hitler en Allemagne
Est à quelques mois de l'avoir
Le "Duce", ainsi qu'il se nomme
Maître absolu de l'Italie
Envoie plus de 500 000 hommes
Faire la guerre à l'Éthiopie
Les pauvres Africains succombent
Sous les 550 avions
Qui larguent des milliers de bombes
Sur leur unique et seul canon
Quand le Reich déclare la guerre
À l'Angleterre et à la France
Devant les victoires-éclair
Aux côtés d'Hitler, il se lance
Et, pour faire bonne figure
Face au dictateur germanique
Il invoque une race pure
Pour traquer le peuple hébraïque
Après avoir défié la Grèce
Et avoir pris une raclée
Il envoie en U.R.S.S.
Ses troupes qui sont laminées
Lors, le roi Victor Emmanuel
Le convoque et le destitue
Enfermé dans sa citadelle
Le "Duce" sent sa vie fichue
Mais, des S.S. parachutistes
Le délivrent, et pour Berlin
Ils emportent le chef fasciste
Retrouver son cousin germain
Il congratule sans relâche
L'échine courbée jusqu'en bas
Son libérateur à moustache
Le "Führer" furieux le foudroie
Il lui ordonne sans réplique
De retourner dans son pays
De fonder une république
Protégée par la Germanie
Alors chef d'un état fantoche
Menacé de dures sanctions
Par l'ignoble "tête de boche"
Le "Duce" brime sa nation
Arrive enfin la délivrance
De cet ignominieux despote
Les "Alliés" et la "Résistance"
Boutent l'ennemi de la Botte
Les partisans bientôt empoignent
Mussolini errant sans but
Et l'envoient, avec sa compagne
Faire sa loi chez Belzébuth