minipouce1313
Nouveau poète
Quand arrivait le soir
J’avais la peur au ventre
En sachant qu’il allait bientôt rentré.
Comment avait été sa journée ?
Bonne ou mauvaise ?
Qu’importe puisqu’elle finissait
Toujours de la même façon !
Lorsqu’il passait la porte
Je ne pipais plus mots
Tant qu’il n’avait pas parlé
J’avais commencé, déjà
A trembler, à peine
Avais-je entendu la clé dans la serrure.
Il posait son cartable
Sur son bureau
Se débarrassait nonchalamment de son manteau
Sur le canapé du salon
Il se tournait alors vers moi
Pour me faire comprendre
Qu’il fallait que je le range !
De là, il inspectait la maison
Allait voir si le dîner était prêt
Et les enfants douchés !
Quand je reviens vers la cuisine
Mon ventre se tordait de plus belle
J’avais peur d’avoir oublié quelque chose
Et là je vis son expression
Le visage fermé, sévère et énervé !
J’ai envoyé les enfants
Jouer dans leur chambre
Car je savais
Ca qui allait se passer !
J’eus à peine le temps
De lui demander
S’il avait eu une bonne journée
Que ma tête déjà, heurtait
Le coin de la table !
Tout se bousculait
Je ne savais à ce moment là
Si je devais me relever
Ou rester par terre.
Et quand je l’ai vu partir
Vers la chambre de mes bébés
J’ai trouvé la force de me dresser
Et de l’interpeler.
Il a fait demi-tour
S’est approché de moi
A défait sa ceinture
Et m’a frappé
Je cherché alors mon erreur
Où avais-je bien pu fauter ?
Qu’avais-je fait
Pour mériter telle punition ?
La ceinture ne suffit plus
C’est à coups de poings et de pieds
Qu’il mettait toutes ses forces
A me cogner !
Malgré cette douleur
Et le sang qui coulait
C’est pour mes petits
Que je me devais de tenir
Il ne fallait pas qu’il les touche !
Pendant qu’il continue à m’asséner
De plus en plus de coups
Je m’imaginais libre
Je pensais à sa mort
Je réprouvais ce sentiment horrible
Mais ne pouvait l’empêcher
Je voulais de la chaleur et de l’amour
Mais la seule moiteur
Que je sentais
C’était celle de mon sang qui coulait !
Au bout d’un moment
Mon corps endoloris ne sentait
Plus les attaques violentes
De cet homme
Que j’avais tant aimé
J’ai perdu connaissance
Après un choc intense
Sur le haut du crâne
Enfin je le pense
Puisque la seule chose
Dont je me rappelle
Ce sont deux hommes vêtus de blanc
Qui m’ont affirmé
Que j’étais en sécurité !
Quand je me suis éveillée
Des fils partout, pendaient
J’étais dans une chambre blanche
Dans un hôpital
Tout était si calme !
Ma famille était réunie
Tout autour de moi
Avec une mine atterrée
Cherchant à comprendre le comment
Du pourquoi
Pourquoi n’avoir rien dit,
Tant de questions
Auxquelles je ne pouvais répondre
Car j’avais la mâchoire brisée
Ainsi que le poignet gauche
J’ai perdu partiellement mon œil gauche
Et totalement l’œil droit
Quatre côtes fêlées !
Quand j’ai pu enfin m’exprimer
J’ai relaté à toutes ces personnes
Ce récit horrible de ma vie de femme mariée
De toutes ces années de coups, d’insultes
Et de mutilations
Sans compter les multiples viols endurés
Malgré le fait qu’il soit mon mari !
De l’horreur que j’aie subit
Dans le silence et l’ignorance des miens !
Et là j’ai entendu
La voix de mon enfant de dix ans
Me demander si j’étais méchante
Et si c’est pour ça que son papa
Me punissait !
Que répondre à cette enfant
Qui a l’innocence dans les yeux
Et encore le cœur si pur
Si ce n’est que je l’aimais !
La seule chose qui me pousser
A ne jamais rien dire
Est qu’il les avait menacés
Si j’osais un jour en parler !
J’avais la peur au ventre
En sachant qu’il allait bientôt rentré.
Comment avait été sa journée ?
Bonne ou mauvaise ?
Qu’importe puisqu’elle finissait
Toujours de la même façon !
Lorsqu’il passait la porte
Je ne pipais plus mots
Tant qu’il n’avait pas parlé
J’avais commencé, déjà
A trembler, à peine
Avais-je entendu la clé dans la serrure.
Il posait son cartable
Sur son bureau
Se débarrassait nonchalamment de son manteau
Sur le canapé du salon
Il se tournait alors vers moi
Pour me faire comprendre
Qu’il fallait que je le range !
De là, il inspectait la maison
Allait voir si le dîner était prêt
Et les enfants douchés !
Quand je reviens vers la cuisine
Mon ventre se tordait de plus belle
J’avais peur d’avoir oublié quelque chose
Et là je vis son expression
Le visage fermé, sévère et énervé !
J’ai envoyé les enfants
Jouer dans leur chambre
Car je savais
Ca qui allait se passer !
J’eus à peine le temps
De lui demander
S’il avait eu une bonne journée
Que ma tête déjà, heurtait
Le coin de la table !
Tout se bousculait
Je ne savais à ce moment là
Si je devais me relever
Ou rester par terre.
Et quand je l’ai vu partir
Vers la chambre de mes bébés
J’ai trouvé la force de me dresser
Et de l’interpeler.
Il a fait demi-tour
S’est approché de moi
A défait sa ceinture
Et m’a frappé
Je cherché alors mon erreur
Où avais-je bien pu fauter ?
Qu’avais-je fait
Pour mériter telle punition ?
La ceinture ne suffit plus
C’est à coups de poings et de pieds
Qu’il mettait toutes ses forces
A me cogner !
Malgré cette douleur
Et le sang qui coulait
C’est pour mes petits
Que je me devais de tenir
Il ne fallait pas qu’il les touche !
Pendant qu’il continue à m’asséner
De plus en plus de coups
Je m’imaginais libre
Je pensais à sa mort
Je réprouvais ce sentiment horrible
Mais ne pouvait l’empêcher
Je voulais de la chaleur et de l’amour
Mais la seule moiteur
Que je sentais
C’était celle de mon sang qui coulait !
Au bout d’un moment
Mon corps endoloris ne sentait
Plus les attaques violentes
De cet homme
Que j’avais tant aimé
J’ai perdu connaissance
Après un choc intense
Sur le haut du crâne
Enfin je le pense
Puisque la seule chose
Dont je me rappelle
Ce sont deux hommes vêtus de blanc
Qui m’ont affirmé
Que j’étais en sécurité !
Quand je me suis éveillée
Des fils partout, pendaient
J’étais dans une chambre blanche
Dans un hôpital
Tout était si calme !
Ma famille était réunie
Tout autour de moi
Avec une mine atterrée
Cherchant à comprendre le comment
Du pourquoi
Pourquoi n’avoir rien dit,
Tant de questions
Auxquelles je ne pouvais répondre
Car j’avais la mâchoire brisée
Ainsi que le poignet gauche
J’ai perdu partiellement mon œil gauche
Et totalement l’œil droit
Quatre côtes fêlées !
Quand j’ai pu enfin m’exprimer
J’ai relaté à toutes ces personnes
Ce récit horrible de ma vie de femme mariée
De toutes ces années de coups, d’insultes
Et de mutilations
Sans compter les multiples viols endurés
Malgré le fait qu’il soit mon mari !
De l’horreur que j’aie subit
Dans le silence et l’ignorance des miens !
Et là j’ai entendu
La voix de mon enfant de dix ans
Me demander si j’étais méchante
Et si c’est pour ça que son papa
Me punissait !
Que répondre à cette enfant
Qui a l’innocence dans les yeux
Et encore le cœur si pur
Si ce n’est que je l’aimais !
La seule chose qui me pousser
A ne jamais rien dire
Est qu’il les avait menacés
Si j’osais un jour en parler !