tieram
Maître Poète

Avons-nous l'oreille ?
Dans le creux d’une oreille, on écoute en silence
La douceur d’une voix dévoilant l’excellence
Quand d’une poésie, on ressent le tourment
Que délivre l’émoi sans aucun jugement.
J’ai cueilli sur tes mots ce souhait invincible
Entendu chaque soir d’un astre inaccessible
Captivant nos désirs qui traversent les cieux.
Elle ouïe un éveil dans le bleu de tes yeux,
Savez-vous que l’ennui vient nourrir la pensée
Quand s’éloigne le temps dégrisant l’insensée ?
On perçoit dans le vent le parfum d’une nuit
Que caresse la main sur un être séduit,
En délaissant les soirs, une affreuse misère
Brisant tous les secrets en faveur éphémère,
On n’entend plus la voix qui brise pour toujours
Les esprits désœuvrés dans l’espoir des amours ;
Lorsqu’on fuit vainement cette grande folie
Où les cœurs ont cédé dans la mélancolie,
Chacun veut dévoiler l’avant-goût du printemps
Qui présente au matin des aveux envoûtants,
Car rien ne vient charmer du plaisir une oreille
Quand on creuse une tombe et que la lune veille,
Nul n’a plus d’importance à la faible lueur
Imposant à l’esgourde un écho de stupeur.
Maria-Dolores