Cortes
Maître Poète
On sent dans l’infini cette fin de l’été
Où l’avenir s’avance en une soif amère
J’expose au vent du soir mon âme en liberté
Qui vient me rappeler l’éclat d’une lumière
Ne perds jamais, l’ami,combien sévit la peur
Même au sein des palais, le doute est un empire
Ce père abandonné sous le poids de l’honneur
Nous laisse pour flambeau la clarté du martyre.
Je tombe dans l’instant, sans force ni recours,
Et mon vers désespère au milieu des détours
Savez-vous qu’en l’aurore une clarté s’élance
Elle éclaire à nouveau le fond de nos destins
Ranime lentement la flamme de l’enfance
Et s’élève aux travers du feu de nos matins.
Maria-Dolores
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