vinzz56
Poète libéré
Les coeurs se brisent aussi en automne
et comme les feuilles, perdent leur éclat
Ils errent comme l'être qui sonne
A sa perte sa torture et son trépas
Devant cette rivière le saule pleureur s'écroule
Rien autour de lui ne l'empêche de tomber
Et dans le silence du temps qui s'écoule
on sent le lit de la rivière se faire attraper
Et cet oiseau qui fuit cette tristesse
Vers un autre univers plus coloré
qu'il contemplera avec tendresse
Pour au final à nouveau s'envoler
Et cet automne qui montre son nouveau manteau
Dénudant ces arbres aussi impuissants qu'immobiles
Terminant ce théatre en baissant le rideau
Laissant le gris s'abattre sur la ville
Pourtant moi assis sur mon banc couvert de feuilles
je m'ébahis devant ces couleurs chaudes
guettant un dernier cri de l'écureuil
Qui laisse le rubis pour mieux attendre l'émeraude
Bientôt le blanc recouvrira
plaine et vallée sur tout un monde
sur cette terre l'enfant jouera
en patientant le prochain été