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Au cœur de l'automne

Eléâzar

Maître Poète
L’automne est installé ; voici le temps du deuil ;
Le marronnier rouillé, le chêne rouge sang
Ont laissé, harassés, tomber marron et gland ;
Mes arbres, qu’avez-vous ? Tout est sanguinolent.

La terre est devenue un immense cercueil
Où sont couchées herbes, fleurs des champs et des prés
Bordés de lauriers et de buis défigurés.
Que s’est-il donc passé ? Vous m’entendez pleurer !

La biche surveille son faon du coin de l’œil,
Le chevreuil sans ses bois ne veut pas se montrer ;
L’écureuil, apeuré, n’ose s’aventurer :
Criez, manifestez, animaux adorés !

Mon âme étreinte voit et d’angoisse éperdue,
Une chose plaintive à l’aile un peu tordue
Tombée de ce frêne qui ne l’a pas tenue ;
La mésange descend, rase, monte, perdue ;

L’eau crue du ruisselet, sans mouche, coule nue ;
La mélancolie monte et la joie diminue ;

L’automne a essaimé sans semer : est-ce aimer ?
 
L’automne est installé ; voici le temps du deuil ;
Le marronnier rouillé, le chêne rouge sang
Ont laissé, harassés, tomber marron et gland ;
Mes arbres, qu’avez-vous ? Tout est sanguinolent.

La terre est devenue un immense cercueil
Où sont couchées herbes, fleurs des champs et des prés
Bordés de lauriers et de buis défigurés.
Que s’est-il donc passé ? Vous m’entendez pleurer !

La biche surveille son faon du coin de l’œil,
Le chevreuil sans ses bois ne veut pas se montrer ;
L’écureuil, apeuré, n’ose s’aventurer :
Criez, manifestez, animaux adorés !

Mon âme étreinte voit et d’angoisse éperdue,
Une chose plaintive à l’aile un peu tordue
Tombée de ce frêne qui ne l’a pas tenue ;
La mésange descend, rase, monte, perdue ;

L’eau crue du ruisselet, sans mouche, coule nue ;
La mélancolie monte et la joie diminue ;

L’automne a essaimé sans semer : est-ce aimer ?
Au coeur de ce poème qu'il fait bon se promener dans ce très joli poème
Merci pour cette écriture et son travail
Bonne journée
 
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