burst
Poète libéré
Quand on arrive au cinquantième texte On pense que l'inspiration a disparu, Qu'elle ne reviendra plus. Mais il y a toujours quelque chose qui la ramène. Il y a toujours à développer, un autre thème, Une nouvelle rencontre, une image, Un songe ou un mirage. Même au bout du centième texte L'inspiration est toujours présente Et encore plus imposante. Comme une porte que l'on ouvre, Qui donne sur une grande pièce vide, Entourée d'autres portes... L'inspiration ne se tarit jamais Même sans entraînement Jamais elle ne disparaît Elle peut juste se cacher un moment. Mais toujours elle reviendra, Pas comme toi qui ne reviendras pas, Tu es parti pour toujours, Tu m'as laissée là, à court... A court de mots et d'expressions, Mais quand la blessure petit à petit se referme Tout revient avec plus ou moins de passion. La maladie t'a emporté Mais tu es toujours là, Peut-être pas ici-bas, Mais dans mon coeur fermé à clé. Les mots reviennent en même temps que les souvenirs, En même temps que mon sourire... Depuis toujours tu m'inspires, De ton vivant je ne me retenais pas de sourire, Mais je ne savais pas comme maintenant écrire, Et surtout t'écrire tout ce que j'aurais dû te dire... Le silence m'oppresse plus que jamais Comme me manque ta présence que tant j'aimais. Je pourrais te raconter ma vie, Par le biais de mon stylo cramoisi, Mais je m'en abstiens, J'essaie juste de penser au lendemain, Même si toujours j'écris, Jamais je ne t'aurai tout dit...