guyhenri
Maître Poète
Au fil des jours s'effrite l'allégresse Face à l'outrage de la vieillesse ! Devant des tous petits nés d’hier, Contrains à faire des prières ! Profonde est mon affliction, Ineffable mon humiliation. Je maudis le lien de la vieillesse, Qui comme chien me tient en laisse. Ceux n’ayant pas l’âge canonique, Sachant que mes jours sont comptés, En se moquant de mes suppliques ; S’avisent à ne plus m’écouter. Pourtant des lions, j’en ai domptés, Du temps où je n’étais pas voûté ! Ce que jeunesse s’obstine à croire, Le qualifiant de drôle d’histoire ; Survient pourtant la veille d’un soir Qui assombrit tous vos espoirs. Ainsi je vois mes jours s’enfuir Et les joies de la vie s'évanouir ! Car l'étalage de mes trophées, N’exercent sur personne de l’effet ! Complices, temps et forces m’ont trahi, Et à la décrépitude réduit ; Si bien que l’incontournable vieillesse Me plonge dans une profonde tristesse De fait, je suis au bout du rouleau ! Car me parviens l'appel du tombeau ! Guy