AnneLemer
Nouveau poète
Au bord du Styx, Je regarde s’écouler, Mes journées dévoilées, Et ma vie qui se fixe. C’est d’un air monotone, Et d’un pas nonchalant Que je passe ce temps, Qui ressemble à l’Automne. Il est à l’image de ma vie, Un fleuve sans avenir, Qui stagne et n’essaye de fuir, Empreints de sa mélancolie. Il est sombre et couvert, D’une voûte ténébreuse, Où résonnent malheureuses, Ces voix qui désespèrent. Il n’y a ni éclat, ni clarté, Seulement de la pierre et de l’eau, Et des âmes aux idéaux Brisés ; des âmes égarées.