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ASSOUM ET ILATAN ( manuscrit )

talysman

Poète libéré
ASSOUM ET ILATAN Ce n'est pas une histoire pour un livre, ni même pour un film. Seulement une histoire, comme une légende... Voici comment mon histoire, commence... Assoum et Ylatan. L'histoire d'un amour véritable... Un jour, quelque part sur terre, deux tributs se croisèrent, pendant leur activité de chasse. Après s'être toisé du regard et après une longue discussion avec les chefs respectifs, ils se mirent d'accord pour chasser ensemble pendant quelques temps, ainsi ils purent agrandir leur chance d'attraper du gibier. Ces deux clans étaient très différents, l'un était noir, l'autre était blanc. Malgré leur couleur de peau totalement opposée, ils se lièrent d'amitié. Et tout se passa très bien pendant les semaines qui suivirent. Un jeune chasseur de la tribut noire, très grand en taille et bien bâtit avait remarqué une femme de la tribut blanche. Elle avait de longs cheveux châtains tressés et de jolis yeux noisettes, et un sourire, qui avait le don d'illuminer son visage. Dès, qu'il le pouvait, il s'arrangeait pour se trouver a proximité du clan blanc, pour être aperçu d'elle. Un jour de grande chaleur et un retour de chasse difficile, il en profita pour lui demander un peu d'eau, afin de pouvoir se rafraîchir. La femme posa enfin les yeux sur lui, et fut tout de suite sous son charme, bien malgré elle. Car il était d'une grande beauté. Elle le servit avec gentillesse et offrit son beau sourire, en le regardant droit dans les yeux. Ainsi près d'elle, il se sentit comme foudroyer. Il ne sut rien lui dire et après l'avoir remercié, il repartit auprès des siens. En s'en voulant de se sentir si bouleversé près d'elle. La femme aussi, était sous le charme de cet homme, qu'elle venait de servir. Elle avait encore l'image de cette être magnifique devant les yeux et entendait encore, comme un échos, la voie grave et douce de cet inconnu, qui lui avait demandé à boire. Les jours, qui suivirent cette première rencontre, furent remplis de longs regards et de sourires à chaque fois qu'ils se croisaient. Chacun de leur côté faisant tout, pour s'entrevoir, amplifiant a chaque instant leurs émois, l'un pour l'autre. Un soir, dû à une très bonne chasse de la journée. Les deux clans se réunirent pour festoyer ensemble. Tous les individus étaient mélangés et échangèrent multitudes de choses dans la joie. Ainsi, Assoum et Ylatan purent enfin, se retrouver face à face. Passer un peu de temps ensemble et échanger enfin, leur prénom. Chaque jour, après cette fabuleuse nuit Assoum et Ylatan ne se quittèrent plus. Leur amour naissant et s'amplifiant. Mais voilà ... Les deux tributs, finirent par devoir se séparer pour retrouver le territoire d'origine et partager avec les leurs, leurs diverses aventures et échanges. Assoum, était le meilleur des chasseurs de sa tribut, il se devait de rester avec les siens, le temps de les ramener sur leur terre natale et de former d'autres jeunes chasseurs, pour subvenir au besoin de la communauté, et le chemin étant encore très long, il ne pouvait se résoudre à les laisser mourir de faim, avant de pouvoir arriver chez eux. Ylatan, était l'aînée de cinq filles. Après la mort de ses parents, elle dut subvenir aux besoins de ses sœurs encore très jeunes. Elle non plus, ne pouvait se résoudre à les laisser ainsi seule, sans être encore assez armées pour se débrouiller sans elle. Elle se devait de rentrer, vers ses montagnes natales et s'assurer de leur sécurité. Ainsi Assoum et Ylatan, leurs cœurs déchirés, décidèrent d'accepter cette séparation, le temps pour eux, d'accomplir leurs devoirs auprès des leurs. Ils se promirent de se retrouver et de ne jamais s'oublier, malgré l'éloignement. Ylatan, lui expliqua, que chaque jour, après s'être occupé de ses obligations auprès de ses sœurs, elle se rendrait sur la plus haute de ces montagnes natales par tous les temps, pour laisser son cœur s'envoler jusqu'à lui et écouterait les vents lui rapporter le son de la douce voix d' Assoum, quand il chanterait pour la réconforter et pour l'aider à ressentir qu'il pense toujours à elle. Et qu'il ne l'oublie pas. Assoum, lui s'engagea, pour lui prouver son attachement fort, que chaque jour, après avoir accomplit son devoir auprès des siens en tant que chasseur, il chanterait pour elle, de tout son cœur et de toute son âme, avec une telle ferveur, que ses chants s'envoleront aidés des vents, pour arriver jusqu'aux montagnes d'Ylatan, pour qu'elle pense toujours à lui. Et qu'elle ne l'oublie jamais. Ainsi, leurs vœux étant d'arriver à s'unir en chantant, en communion et à l'unisson, pour maintenir leur amour, le temps de leur future retrouvaille. Ylatan, ne connaissant aucun des chants, de la tribut d'Assoum, elle s'en inquiéta, et le fit remarquer à Assoum, qui lui dit : - « ne t'inquiète pas ma reine, car si nos cœurs sont unis pour toujours, malgré la distance, ton cœur saura entendre et inscrire en toi, les paroles que je t'enverrai par delà les airs, sans que tu t'en rendes compte, comme une vérité ». Elle accepta ses mots et décida qu'il avait raison de penser ainsi. Car, si leur amour était assez fort, il devrait résister et s'accrocher le temps qu'il faudrait. Avec ou sans chanson... Et que sinon ...ils seraient perdus. Vint le jour redouté de la séparation. Elle fut humble et douloureuse. Chacun de leur coté, les yeux ravagés par les larmes, ils avancèrent vers leur destinée, leurs devoirs. Les amis d'Ylatan et d'Assoum, resserrèrent, sur eux le rang, pour éviter qu'ils aient à se retourner, et ainsi, leurs causer d'autres entailles sanglantes pour leur cœur. Le temps passa à travers la longue marche, pour arriver enfin sur les terres natales de chacun. Leur arrivée fut une grande joie, pour ceux, qui les avaient attendus depuis de longs mois, sans jamais avoir de nouvelle : - Etaient ils morts ? - Ou, les avaient ils abandonnés ? Tous se retrouvèrent. Les frères et sœurs ; époux, épouses ; fils, filles. Tous a nouveau réunis sains et saufs ! Les bras chargés de victuailles et l'esprit remplit d'aventures a partagé avec tous. Les fêtes, pour chaque tribut, furent grandes et dura plusieurs jours. Mais Assoum et Ylatan avaient le goût amer de ces retrouvailles avec leur peuple. Biensur, ils étaient contents que tous, soit a nouveau réunis, mais ils ne pouvaient s'empêcher de penser à l'autre, qu'ils avaient du laisser. Et le fait d'y penser, creusait encore plus profondément la déchirure en eux. Et le temps, continua son travaille sur la vie de tous. Assoum, reprit la chasse, accompagné de certains jeunes, aptes pour être initiés a leur tour de son savoir. Et ceux, tous les jours et certaines nuits. Mais de retour dans sa demeure, il s'assoyait et se remémorait l'image d'Ylatan et de son sourire si lumineux. Là, il commençait à chanter, une chanson qu'il lui dédia. Concentré, il y mettait tout son cœur, toute son âme, toute sa ferveur. Les larmes, coulaient tel un fleuve sur son visage, mais il ne s'en rendait même pas compte, tellement son chant d'amour, le transportait vers sa reine tant t'aimée. (Chanson). Darra geunoul nékhe ngua diackarlo kingua beugu Darra geunoul nékhe nguén di wakhtane di réétane ChérieeYlatan yaw malla beugu Darra geunoul nékhe ngua diackarlo kingua beugu Darra geunoul néckh ngua dickarlok mom dicko béguéé Chériee Ylatan yaw malla beugu Batakhh mallla beugueuuu malla beugu sokhnasi malla beugu Billah wallah ( malla beugu ) tallah salah ( malla beugu) Billah wallah ( malla beugu ) tallah sallah ( malla beugue ) Malla beugueuuu malla beugu sokhnasi yaw malla beugu Billah wallah ( malla beugu ) tallah sallah ( malla beugu ) Billah wallah ( malla beugu ) tallah sallah ( malla beugu ) Néckétté mbeuguél niila métté si kholl Néckétté mbeuguél niila mouna diakhassé khéll Néckétté mbeuguél dinna tabbi si domou adama Bamou taggock khéllam ba weuy di démm Néckétté mbeuguél dinna tabbi si domou adama Bamou diapp khollba ba dotoul beuguetti darra Téwwoul malla beugueuu malla beugue sokhnasi malla beugu Billah wallah ( malla beugu ) tallah sallah ( malla beugu ) Billah wallah ( malla beugu ) talla sallah ( malla beugu ) Je t'aime mon amour. Ylatan, avait retrouvé ces jeunes sœurs, éprouvées par leur manque d'expérience, mais bien vivantes, car bien aidées par les vieilles femmes du village. Elle les remercia, en faisant leurs corvées, pour les soulager. Aussi, continua t'elle à éduquer ses sœurs, pour qu'à leur tour, elles puissent gérer leur vie sans son aide. Une fois libérée de ses obligations, elle se réfugiait dans la montagne, comme elle a toujours aimé le faire. Arrivée sur la plus haute de toutes, elle s'allongea et s'offrit, les bras écartés, à l'univers au dessus d'elle. - « Assoum ! Assoum ! Mon amour.... » Confia, Ylatan au ciel. Tout son être à l'écoute, vers son roi, pour entendre son chant ! Les heures, passèrent ainsi, jusqu'au matin. Et à part le fait, qu'elle se sentait plus proche de son amour en restant ainsi, elle n'avait réussit qu'à entendre le vent et les bruits de la vie autour d'elle. Séchant ses larmes, Ylatan redescendait de sa montagne, pour à nouveau donner d'elle-même. Dans le village d'Assoum, il y avait des jeune femmes très attirées par se beau chasseur, qui rentrait toujours avec du gibier, mais qui était si triste. Elles s'approchaient de lui et faisaient tout pour qu'il se sente bien. Apportant de l'eau fraîche, dés qu'il rentrait après la chasse. Lui proposant, toute sorte de services pour qu'il ne manque de rien. Se querellant entre elles, chaque jour un peu plus... Elles étaient de toute beauté. Assoum, l'avait bien remarqué, il en appréciait même une, en particulier, qui était plus douce et discrète que les autres. Elle s'appelait, Erised. Mais elle n'atteignait pas son cœur, ni l'image perpétuelle d'Ylatan qu'il avait toujours, devant les yeux. Celle-ci, s'en rendait bien compte, mais continuait de rester près de lui avec douceur. Quand elle le quittait, pour le laisser enfin seul dans sa demeure, elle l'entendait chanter avec force et pour l'avoir souvent épié, apercevait son visage mouillé de larmes. Elle-même, finissait par faire de même, pleurait et rentrait chez elle en cachant son émoi. Dans le village d'Ylatan, un homme reconnu pour sa valeur de personnage important pour la tribut, avait toujours le regard posé sur cette femme, toujours seule, sans homme près d'elle, pourtant si belle. Il se rendait bien compte, qu'elle s'occupait plus de ses trois sœurs, que d'elle-même. Etirecnis, tomba vite amoureux d'Ylatan. Mais quand il lui arriva de pouvoir lui adresser la parole, elle ne lui montrait aucune attention particulière. Pourtant, il ne se découragea pas. Etirecnis, avait aussi prit l'habitude, en catimini, de la suivre certains jours dans la montagne, pour savoir ce qu'elle y faisait. Il y découvrir une femme en proie a la profonde tristesse, qui parlait au vent et criait un nom : - « Assoum ! Assoum ! ». Elle restait assise pendant des heures, soit en silence ou en chantant des airs qu'il ne comprenait pas. D'ailleurs, il n'était pas très sur, qu'elle le sache elle-même. A ces moment la, et s'il ne la connaissait pas, il aurait pu croire à de la folie ! Oui une folie. Il comprenait bien là, qu'elle était pleine d'amour pour cet Assoum... Patient et combatif, il décida, qu'il prendrait soin d'elle et que peut être avec le temps, elle finirait par avoir de l'amour pour lui. Ainsi chaque jour, il faisait en sorte de faciliter la vie d'Ylatan et de ses sœurs. Par exemple, quand leur demeure avait besoin de réparations, tel que la toiture ou n'importe quel autres travaux dont les hommes avait le secret et savaient réparer. Il se proposait de les aider. Ylatan connaissait la bonne réputation d'Etirecnis et accepta son aide et son amitié. Mais Ylatan, après ses corvées s'en allait toujours, se réfugiait dans ses montagnes. Au fur et à mesure ses sœurs, passèrent plus de temps avec les familles respectives de leurs jeunes compagnons, la vie pour elles, se déroulait tranquillement et le bonheur pour chacune était présent. Donc, Ylatan en profitait pour s'isoler encore un peu plus, dans les hauteurs de son refuge. Là, elle y construisit une petite cabane, pour pouvoir y rester encore plus longtemps... Et le temps passa... La haut sur sa montagne, Ylatan passa par pleins d'états mentaux : En passant, de la folie à la rage. De la dérision à l'euphorie. Elle chantait de mille façons, criant, hurlant, chuchotant ou en silence au plus profond d'elle-même. Elle dansait, avec grâce ou comme une folle, selon ses humeurs et ses déraisons. Mais, pas une seule fois, elle n'avait entendu le chant de son amour Assoum. Une nuit, de grand froid, totalement épuisée et frigorifiée, elle finit par s'évanouir. La fièvre, s'empara d'elle et Ylatan resta ainsi inerte, longtemps. Inquiet, de ne pas voir Ylatan, finir par redescendre au village, Etirecnis décida d'aller voir se qu'elle y faisait. Il la retrouva telle une morte. Livide et froide, seul l'imperceptible souffle sortant de sa bouche le rassura un peu. Il la transporta dans la cabane, et l'allongea sur sa litière, fit un feu et se blottit tout contre elle, en espérant la réchauffer très vite, l'enserrant de ses bras. Paniqué à l'idée qu'elle puisse mourir, il laissa ses larmes s'échapper et dévoila son amour pour elle en la suppliant d'arrêter de se faire tant de mal et d'accepter de vivre. Qu'il prendrait soin d'elle, qu'il l'aimait et que rien ne lui manquerait jamais plus. Peu à peu, Ylatan se réchauffa, elle entendait loin, loin, comme dans un rêve un murmure la ramenant à elle. Dans un souffle elle l'appela, - « Assoum ! ». Etirecnis, se figea en entendant se nom, sortir du souffle d'Ylatan. Telle un coup de lame en plein cœur, il compris que rien ne lui ferait oublier cet Assoum ! Deux jours passèrent, ou près d'elle il resta. Quand il fut sur qu'elle était rétablie, il partit... A son réveil, elle se rendit compte que le feu était allumé, que de l'eau fraîche était à sa disposition, sans se souvenir d'avoir fait tout cela, ni de s'être couchée. Tout lui revint en tête, et comprit qu'une personne avait été auprès d'elle. Etirecnis, était venu, elle se souvenait, quelque part en elle ! Elle l'avait sentie. Comme un rêve tout lui revenait. De son coté Assoum, avait fini de former ses apprentis chasseurs. Il était devenu un personnage conséquent pour tout son village. Mais tous étaient étonnés de le savoir si seul et sans compagne à ses cotés depuis tout ce temps. Erised était toujours près de lui, mais apparemment Assoum, ne lui avait fait aucune demande, personne n'avait d'information sur ce sujet, car même Erised n'en parlait pas. Un jour, deux vieil hommes, des sages, vinrent a sa rencontre et lui demandèrent pourquoi ne prenait il pas femme. Qu'il était temps pour lui, de construire sa vie et de la faire perdurer... Assoum répliqua : - « je vais quitter notre village, ma terre natale, pour retrouver celle que mon cœur a choisi ! Celle que j'ai dû quitter pour accomplir mon devoir auprès des miens. Aujourd'hui, je suis libéré. Je peux partir tranquillement, je vous laisse de très bons chasseurs. Vous n'avez plus autant besoin de moi ». Il posa ses yeux sur Erised et savait qu'elle avait tout compris et acceptée depuis longtemps. Il l'a regarda encore longuement... Puis, lui tournant le dos, il parti. Erised s'enfuit vers les siens, pleines de chagrins car elle perdait l'homme de sa vie. Elle n'en voudra plus aucun. Mais la vie en décidera autrement .... Dans le village, d'éleveurs et de cultivateurs, Ylatan était très appréciée par les villageois, pour tous les services qu'elle savait leur rendre. Mais ils s'inquiétaient pour elle, car ils pensaient, qu'elle se laissait aller à sombrer dans la folie. A monter ainsi, aussi longtemps dans les montagnes, seule et depuis le temps, sans compagnon. Ils pensaient qu'Etirecnis allait la détourner de ses rêveries, mais en le voyant avec sa mine abattu ces jours ci, ils comprirent que même lui, ni était pas parvenu. Heureusement ! Pensaient-ils tous, que trois de ses sœurs, avaient réussi, à trouver des compagnons et allaient bientôt s'installer avec eux. - « Pauvre Ylatan ! », pensaient-il, - « La benjamine, restera peut être avec elle ? »... Descendue au village, Ylatan alla trouver Etirecnis. Là, elle lui demanda de ne plus porter aucun espoir en elle, car son cœur ne lui appartenait plus, et ce déjà depuis longtemps. Depuis le temps du territoire des deux clans... Qu'il était vrai, que c'était un homme a aimé, car il avait tout pour cela. Elle lui avoua, que s'il en avait été autrement elle l'aurait voulu comme compagnon. Elle s'excusa de lui causer tant de mal. Puis s'en retourna, repartir s'isoler. De retour, dans son refuge, elle s'attela à entrer en communion avec son environnement, elle y mit toute sa ferveur, décidant que dorénavant elle se mettrait à l'écoute de ces fameux vents porteurs du chant de son roi. Ainsi, chaque jour, elle s'appliqua à écouter et à chanter en se laissant porter par les émotions, les mots parfois n'avaient aucun sens, mais elle ne voulait pas se poser de questions, seulement laisser l'inspiration venir en elle. Puis sans s'en rendre compte au début, petit à petit, elle commença a entonner des paroles qui se suivaient et s'emboîtaient comme par enchantement, toujours sans y réfléchir, elle chanta et les jours suivants, complétait la chanson de plus en plus clairement. Une nuit, tandis qu'elle se demandait qu'était devenu l'homme qu'elle aimait. Si tout d'abord, il l'aimait toujours, s'il était en vie et en bonne santé, s'il tiendrait sa promesse de retour vers elle, ou s'il l'avait oublié et avait trouvé une compagne. Était t'il heureux ?... Avec toutes ces questions en tête, elle se rendit compte qu'elle tenait les paroles d'une chanson, car l'air lui revenait sans cesse dans la tête. Alors, elle se leva et se mit à la chanter, pour en être sur. A force de se concentrer, elle avait réussi à inventer une belle chanson, elle avait reçu l'inspiration grâce à sa détermination, aidée de sa volonté, à recevoir ce que les vents pouvaient bien lui apporter... Si un jour, son amour revenait la chercher, elle serait fière de lui faire entendre la chanson d'amour, qu'elle avait inventé grâce à sa passion pour lui. Toute ces questions, puis cette chanson enfin créer, Ylatan, s'effondra en larme. Trop ! Trop ! Tous ces mois qui passaient, la laissaient s'enfoncer dans des incertitudes. Trop seule. Trop folle. Trop d'espoir, Trop d'amour, qui l'enfermaient dans une vie sans rien de constructif. Comment doit elle réagir ? Allait elle rester ainsi jusqu'à la fin de ces jours... Ravagée de douleurs morales, les yeux déformés à force de larmes, Ylatan s'endormie et rêva ... Assoum, la regardait dans les yeux, il lui souriait, il lui tendait les mains, comme si elle pouvait se jeter dans ses bras. - « Assoum » ! Murmura t-elle, - « Assoum ! Mon amour, ça fait tellement longtemps ... ». Puis, Ylatan sombra dans un sommeil profond, réparateur, protecteur. Assoum, lui partit seul, sans se retourner et marcha en direction du territoire des deux clans, à chaque arrêt qu'il faisait, il s'assaillait comme à son habitude et chantait avec la volonté de se faire entendre de sa reine. La seule chose qui avait changé, était que depuis qu'il avait commencé sa marche pour la retrouver, il ne pleurait plus. Car, malgré le fait que lui aussi se posait des questions, il était en marche vers Ylatan, cela lui suffisait, les réponses se dévoileraient une fois devant elle. Alors en attendant, rien ne servait de continuer à se torturer. Il devait avancer, c'est tout se qu'il lui restait à faire. Il finit par arriver sur le territoire des deux clans. Là ! Pleins d'anciennes images, lui revinrent en mémoire. La 1ère fois qu'il l'avait aperçue, et l'effet que cela lui avait fait. La colère contre lui-même, quand il c'est sentit si intimidé par elle. La grande fête, ou enfin, ils purent s'échanger leur nom. Toutes les conversations, tous les moments où ensemble ils se préparaient une vie de douceur et d'amour. Pleins d'espérance, d'innocence, de confiance. A ce moment, il ne pouvait plus se retenir, il s'agenouilla, prit dans ses mains, la terre qu'ils avaient foulé ensemble et cria sa peine, cria son manque d'elle. La nuit tomba sur lui, le sommeil s'empara de son être. Enveloppé dans l'univers des songes, il rêva.... Elle était seule, et triste, le visage éteint, son magnifique sourire avait disparu. Il fut pris de panique et voulut lui dire qu'il était en chemin. - « regarde ! Lui disait-il » - « je suis la ! Viens ! Regarde moi ! Ylatan, je suis la... » Au réveil, il ne tarda pas. Son rêve était pour lui comme un message, il était temps d'aller la retrouver, car elle souffrait. Se remémorant, les explications que lui avait donné sa belle et les autres de la tribut du clan blanc. Détaillant le chemin, qu'ils avaient prit pour arriver, jusqu'aux territoires des deux clans. Il lui suffisait d'essayer de le faire, mais en sens inverse, en prenant soin de trouver les repaires qu'ils avaient donné en discutant. Déterminé, il se lança vers l'inconnu. Coûte que coûte, il fallait qu'ils se retrouvent... Assoum, marcha longtemps. Foula toute sorte de chemins, collines rivières, fleuves, plaines, forêts et enfin des montagnes .... Des montagnes gigantesques et qui s'étalaient a n'en plus finir. Jamais Assoum, n'avait vu, une chose aussi grandiose. Ses yeux n'étaient pas assez grands pour contempler cette merveille. Et toutes ces facettes, ces couleurs, ces courbes. Allait il au moins arriver a gravir cette immensité ? Ce qui l'étonna, aussi et qui était très décourageant, était le fait que, plus il s'avançait vers ces montagnes, plus elles se reculaient !!! Jamais, il n'aurait cru chose pareille. Mais bien sur, Assoum, continua d'avancer, et finit par être à l'intérieur de cette colossale montagne et pu y découvrir d'autres beautés cachées, Qu'il n'avait jamais vu auparavant. Une flore et une faune vigoureuses et éclatantes, des cascades de toutes tailles et ou tout, étaient ravissement. Décidément sa belle habitait un merveilleux endroit. Son pays a lui était vraiment différent, de toute beauté également mais tout autre. Ici, la fraîcheur et l'humidité, là-bas chez lui, la chaleur intense et l'aridité. D'ailleurs, il avait froid, heureusement, qu'un homme rencontrer par hasard en chemin, lui avait donné de quoi se couvrir quand, Assoum lui avait dit ou il se dirigeait. - « Tiens ! » dit le vieillard... Cela était sûrement, ses habits d'avant. L'homme en question, était âgé et c'était installé aux pieds de la montagne. Il lui a raconté qu'il ne pouvait plus la gravir comme avant. Qu'il était vieux maintenant et qu'il avait donc élu domicile à cet endroit ou rien ne lui manquerait pour pouvoir finir ses jours tranquillement. Que sa visite, imprévue lui avait bien fait plaisir et que s'il le voulait bien, une fois arrivée là, ou il devait se rendre, signalé que le gardien de la montagne les saluait ! Et que de temps en temps, il apprécierait une visite, avant qu'il n'aille rejoindre les cimes et les hauteurs de se monde. Assoum, lui assura que le message serait donner. Et le vieil homme lui assura avec un air malicieux, que son courage serait récompensé, plus qu'il ne l'aurait espéré. Pour le remercier de son accueil, Assoum répara la cabane du gardien de la montagne, qui en avait grand besoin, et continua sa route, heureux de cette belle rencontre. Dans le village d'Ylatan, une grande cérémonie, allait se mettre en place, car plusieurs jeunes couples, voulaient s'installer et s'unir. Trois de ses sœurs étaient incluses dans la cérémonie, ainsi qu'Etirecnis, qui c'était laissé consoler, par la force des choses. Par une femme qui était connue pour l'avoir toujours aimée. La patience des femmes, finit souvent par payer. La grande cérémonie fut belle et pleines d'émotions, le bonheur général ravivait la fratrie de tout ce peuple. Ylatan, confia la benjamine de ses sœurs, à la cadette et son compagnon qui voulait continuer son éducation. Ils iraient un peu plus loin, dans une autre contrée voisine, pour cultiver et avoir un petit élevage. Ils auront bien besoin de la petite benjamine, pour les aider dans leur labeur. Et aussi, qu'ils feront tout, pour lui apporter sécurité, amour et éducation, jusqu'à ce qu'elle ait à son tour, un compagnon de vie. Qu'ils souhaitaient, la recevoir plus tard et qu'une place attitrée lui serait réservée pour ses futures visites. Ses deux autres sœurs, resteraient au village avec leur homme, car, ils avaient déjà ici, leur culture. Tous se promirent de mutuellement se visiter. Quand tout fut fini, que chacun reprit le court de leurs vies, Ylatan quitta sa petite demeure dans le village, malgré le désir des villageois de la voir rester parmi eux. Car ils se faisaient du souci pour elle. Qu'elle ne devait plus rester ainsi, il fallait qu'elle reste au village. Là ! Ou elle avait réussi a éduquer ses sœurs et avait accompli son devoir d'aînée. Mais non ! Ylatan voulait s'isoler, c'était plus fort qu'elle, seule dans ses montagnes, elle vivait, se sentait près de l'homme qui lui manquait tant. Elle remonta donc, dans son refuge en promettant de redescendre souvent. Les jours et les nuits, dans sa montagne, passaient et se ressemblaient. Des heures, à chanter, à écouter, à contempler, à attendre... Mais un jour, Un homme, habillé en montagnard, arriva au village, un après midi. Il s'avança jusqu'au point d'eau. Des enfants qui jouaient, vinrent à sa rencontre pris par la curiosité enfantine. Ils se mirent tous à crier de peur, quand l'homme se découvrit la tête pour boire. Il était noir ! Interpellés par les cris des enfants, les villageois présents et inquiets, sortirent de leur demeure et aperçurent un homme de grande taille habillé comme eux, mais noir !!! D'abord dans la crainte, ils ramenèrent les enfants en sécurité, puis un homme du village s'approcha et pensa reconnaître cet homme. Oui ! Il le connaissait, ils avaient chassé ensemble, avec d'autres de ses amis. Oui ! Plus il s'approchait et plus les traits de cet étranger lui rappelait un grand ami. Assoum, lui aussi reconnu l'homme qui s'approchait timidement. Alors pour le rassurer, Assoum sortit son plus beau sourire et lui tendit les bras en lui disant : - « Assoum, le chasseur te reconnaît, tu es mon ami, nous avons chassé ensemble sur le territoire des deux clans, te souviens tu ? »... Alors, l'homme du village, pleins de joie de retrouver un ami de longue date, s'avança bien plus vite et s'accola, avec beaucoup d'émotions contre Assoum. Les habitants rassurés, les entourèrent et tous avaient les visages souriants. Ensuite, d'autres villageois reconnurent enfin ce fameux grand chasseur avec qui, ils avaient partagé de grand moment de chasse. Les retrouvailles furent conviviales. Assoum, expliqua son parcours et le pourquoi de sa venue chez eux. Il n'oublia pas non plus de les saluer tous, de la part du gardien de la montagne ! Dont personne ne connaissait la présence ! ? Qui était ce fameux gardien de la montagne ? Personne ne l'avait jamais aperçu... Mais alors comment Assoum, avait il eu de quoi se couvrir ? - « Et comment s'appelait t'il ! » - « Et que ta t'il dis ? »... demanda un villageois ... Assoum : - « juste qu'il aimerait recevoir de temps en temps des visites, car il se sentait bien seul parfois ». Une très vieille femme alors, s'approcha et prit la main d'Assoum, puis elle expliqua : - « Tu es un homme pur, Assoum et très courageux. Toi seul as pu apercevoir, le gardien de nos montagnes, il faut savoir mes amis, qu'il n'a pas d'autre nom à nous donner, car un ange ne donne son nom qu'aux saints. Il t'a secouru Assoum. Tu étais nu, pour nos montagnes et tu n'aurais pas pu arriver jusqu'ici, sans de quoi te couvrir. Quand au fait qu'il t'a laissé un message pour nous, il me semble, si je ne suis pas trop vieille et folle pour le comprendre, qu'il serait appréciable, de prendre leçon de temps de courage. Pour retrouver un être cher, disparu ou trop éloigné, sans prendre un instant dans sa vie, et chercher à avoir de ces nouvelles »... Sur ces mots, elle l'embrassa avec tendresse, ce grand chasseur, et repartit vers sa demeure, intérieurement très fière d'elle. (Une leçon n'as jamais fait de mal a personne). Un homme, s'approcha d'Assoum, lui tendit la main et lui dit : - « Je m'appelle, Etirecnis ! Tu dois sûrement chercher Ylatan ! » Assoum, acquiesça. - « Elle ne vit plus au village. Mais je peux t'indiquer l'endroit ou elle se réfugie. » Assoum, le remercia. Et refusa de se faire accompagner, car il savait ou était sa reine. Et dit : - « Ma reine est sur la plus haute de vos montagnes. Je suis arrivé seul ici, et je viendrais à elle, de la même manière ». Il leva les yeux, fit un tour d'horizon du regard. Finit par fixer très haut au dessus de lui, une des montagnes, qui semblait toucher le ciel. Il jeta un dernier regard avant de repartir sur la tribut blanche et leur sourit. - « A bientôt, mes amis ! ». Tous levèrent leur main et le saluèrent : - « Bonne chance ! Revenez vite ! ». Assoum, reprit sa route, le cœur palpitant. Enfin, il arrivait aux portes de sa nouvelle vie à partager avec sa bien aimée... Il sentait déjà le bonheur en lui s'amplifier, à chacun de ses pas vers cette immense montagne, donc vers Ylatan. Le soir pointait, et Assoum, n'avait pas perdu son temps, pour s'approcher des hauteurs. Ylatan, était assise comme à son habitude, au bord d'une falaise, les pieds dans le vide, elle chantait sa chanson. Se sachant seule, elle chantait à pleine voix, sans donner de limite au son, qu'elle faisait courir sur toutes les montagnes autour d'elle. Et l'écho qui s'amusait à lui renvoyer avec un peu de retard, ses paroles. Assoum, avait commencé par entendre les échos, qui résonnaient un peu partout comme un jeu. Le fait, d'entendre la voix de sa belle reine, lui gonfla le cœur encore plus, et l'impatience le rendait encore plus fou d'amour. Et plus il montait, plus la voix d'Ylatan était précise, claire, et finissait même par le guider, car la nuit était bien tombée et seul la lune lui permettait encore d'apercevoir son chemin. Puis, il put entendre plus précisément, les paroles de cette chanson, chanter avec tant de force. (Chanson) Rien n'est plus bon, que d'être en face de son bien aimé Rien n'est plus bon, que de vous chantez ma joie Chéri Assoum, tu es mon amour, je t'aime Rien n'est plus bon, que d'être en face de son bien aimé Rien n'est plus bon, quand je suis devant lui et que je peux le regarder Chéri Assoum, tu es mon amour, je t'aime Je t'aimeeee je t'aimeeee mon chéri, je t'aime Tu es mon plus bel amour Tu es mon plus bel amour, Assoum Je t'aimeeee je t'aimeeee mon chéri, je t'aime Mon cœur est a toi pour toujours L'amour fait mal L'amour nous rend aveugle Cela n'empêche je t'aimeeee je t'aimeee je t'aime Ont peut tomber amoureux jusqu'au point de devenir fou Ont peut tomber amoureux jusqu'à ne plu rien vouloir Cela n'empêche je t'aimeeee je t'aimeee je t'aime Je suis à toi, et ne vois que toi, mon amour Je t'aimeeee je t'aimeee je t'aime Rejoins moi vite, car mon cœur a besoin de toi Assoum Rejoins moi vite, car j'ai mal sans toi. Je t'aime mon amour. Prit par l'émotion, il s'arrêta Net ! C'était sa chanson à lui... Comment ! Qui, lui avait apprise ? L'avait –elle vraiment entendu, dans ses montagnes ? Non !... Ce ne pouvait pas être cela ! Mais pourtant, au fond de lui, il savait toute la ferveur, tout l'espoir, tout son amour aussi, qu'il avait mis, pour qu'elle puisse entendre et pour qu'elle perçoive et reçoive, tout se qu'il avait confié aux vents.... Il avança encore plus vite et finit par arriver, sur le haut plateau. Il chercha du regard et vu tout d'abord la petite cabane. Il voulut s'avancer pour y parvenir mais, la voix qu'il entendait n'y était pas. Alors, il se laissa guider par le chant d'Ylatan. Enfin il l'aperçut, assise sur le bord d'une corniche, les cheveux détachés, virevoltaient aux vents. Il ne voulut plus avancer, il restait là, à écouter et surtout à la regarder. Il la voyait à peine, mais il la voyait, c'était ce qui importait. Et puis, il ne voulait pas lui faire peur, elle pouvait tomber ! Non ! Il allait attendre qu'elle revienne d'elle-même vers sa cabane et là, il se montrerait. Il n'attendit pas trop longtemps, fort heureusement. Ylatan, finit par se lever et tout en continuant de chanter, elle s'avança vers la cabane. Quand elle vu, comme une ombre à quelques pas d'elle, et qui s'avançait dans sa direction. Sa gorge se noua, et son cœur se gonfla si rapidement qu'elle ressentit qu'il allait s'arrêter sur le champ. Tout son corps se figea, impossible de faire quoique ce soit. Elle savait, elle ressentait, cette ombre ! Mais était-elle en plein délire ! La folie l'avait-elle emportée ! Et dans un souffle, comme un ultime effort, elle lâcha : - « Assoum ? ». Et l'ombre lui répondit en continuant de s'approcher d'elle. - « Oui ! Ma douce reine, c'est Assoum ! ». La voix était bien celle de l'homme qu'elle aimait tant, mais, elle pensa que si la folie se jouait d'elle, qu'elle préférait mourir, tout de suite et d'arrêter cette torture. Alors, elle se recula vers les falaises, dans l'intention de si jeter, mais des bras puissants l'enserra. Et elle se retrouva dans les bras d'Assoum, qui la serrait si fort, qu'elle ne pouvait plus bouger. Assoum, la couvrit de baisers, tout en lui disant : - « Je suis là ! Maintenant ma douce et belle reine, Assoum, a tenu sa promesse, je t'aime, je t'aime. ». Ylatan, s'agrippa a lui ! Lui rendit tous ses baisers et écouta ses mots. Ils étaient pour elle, comme des caresses. Elle se laissa porter jusqu'à la cabane, elle était comme dans un songe, elle ne savait plus, si c'était la réalité, mais elle s'abandonna, Assoum était là ! Enfin ! Tout lui était égal, elle était avec lui, c'était tout se qu'elle désirait. Ils se donnèrent l'un à l'autre. Les larmes et les rires étaient mélangés à leurs ébats pleins d'intensité. La tendresse, la passion, l'amour, la folie, le rêve, tous ces sentiments étaient avec Assoum et Ylatan, dans cette petite cabane, sur la plus haute des montagnes. Le temps n'existait plus, ni les nuits, ni les jours... Seul deux êtres, deux âmes, éperdus d'amour, se menaient un combat acharné pour se mélanger. Comme pour ne plus être séparé. Jamais. Une petite phrase, résonnait dans les montagnes et qui provenait de la petite cabane : Assoum - « MA SAKE AMOU ! YLATAN »* *(tu as pris mon cœur) Ylatan – « MA SAKE AMOU ! ASSOUM » (Clin d'œil pour toi mon amour)... Quelques semaines passèrent ainsi, presque d'amour et d'eau fraîche. Puis, tous deux décidèrent de s'installer sur le territoire des deux clans, là ou leur amour était né, et là, ou ils voulaient que leurs enfants naissent. Car, pour eux c'était bien l'endroit de l'union, de l'échange, du respect et de l'amour. Sous les yeux des habitants du village, ils partirent main dans la main. Et dans le village pendant très longtemps, ont parleraient de cette histoire, de cet amour ou deux êtres, venus de deux continents bien différents, avait malgré la distance, gardé la force de leur amour. Et qui malgré le temps, perdura. Qu'ils finirent tout de même par se retrouver, guidée par la seule force de l'amour pur. Etirecnis, fut le 1er à conter a tous ceux qui voulaient l'entendre, cette belle histoire, dont il avait été témoin, et surenchéris par les autres habitants de cette époque. Aux pieds de la montagne, là ou Assoum avait rencontré le vieux gardien, il ne restait que la cabane, mais le vieil homme n'y était plus. Ils l'ont appelés et attendus en vain. La cabane elle, était restée telle qu'Assoum, l'avait laissée. Au moins, elle serait prête pour un éventuel autre montagnard à la recherche d'un petit abri. Alors avant de repartir, Assoum et Ylatan chantèrent en cœur leur chanson, pour le remercier. - « Chantons ! Ma reine, chantons avec toute notre ferveur, pour qu'elle s'élève jusqu'aux plus hautes cimes de la montagne, jusqu'au ciel, jusqu'à lui ». Après une longue marche, ils arrivèrent enfin sur le territoire des deux clans. Ylatan, fut aussi prise d'émotion quand elle refoula la terre, qui lui avait apporté l'amour. Tous ses souvenirs se bousculaient et ravivaient aussi les blessures. Mais, il lui suffit de regarder son amour, son roi, pour que la douleur s'en aille loin se recacher, quelque part en elle. Ils construisirent leur demeure et cultivèrent leur domaine. Ylatan, s'arrondissait de semaine en semaine. Elle était éclatante de beauté et son fameux sourire l'embellissait encore plus. Le bonheur, inondait le domaine et les deux amoureux. Bientôt, elle donna naissance à deux enfants, de faux jumeaux, une fille et un garçon, qu'ils prénommèrent, ADOUNA et DIAM, (la terre et la paix). Quand ils grandirent, ont remarquaient leurs cheveux châtains et leurs yeux noisettes, ainsi qu'un sourire désarmant et plein de charme, héritage de leur mère, tant aimée. Et l'héritage du teint noir, et le corps bien fait, de leur père, tant respecter. Les années passèrent, sans que rien ne vienne entacher leur bonheur. Ils étaient, l'exemple de la plus belle union que la terre puisse porter, le mélange des races et l'amour dans le respect des autres, donnait des enfants sans race, sans frontière, sans limite d'humanité. Le temps fit son travaille, Adouna et Diam devinrent des adolescents, bien éduqués et heureux, mais un jour pour eux et leur père, le temps s'assombrit. Ylatan, les quitta, elle c'était éteinte dans les bras de son Assoum. Le temps, sur elle avait accompli son chemin. Ses beaux cheveux châtains d'antan, étaient au soir de son décès d'un blanc éclatant. Seul son beau sourire ne l'avait jamais quitté. Assoum, l'avait accompagné dans son dernier voyage en chantant pour elle toute la nuit. Toute une nuit, ou les larmes d'Assoum, coulaient à nouveau, ravageant son visage et déchirant son cœur. Seul l'idée d'avoir ses enfants, lui donnait le courage de poursuivre encore sa vie et d'essayer de supporter cette nouvelle séparation. Elle lui avait tant apporté dans cette vie, son caractere si particulier, son courage et sa ténacité, sa profondeur et sa douceur pour les siens. Même ses imperfections savaient donner du piment dans leur vie. Toujours, il l'aimerait. Et, il fera lui aussi se long voyage, un jour ou un soir, pour la retrouver. Quand il aurait terminé son travail et ses obligations d'ici bas. Après, lui avoir choisi l'endroit où il l'incinérera, près de leur domaine. Ils reprirent, leur vie, en essayant par amour de leur mère et compagne, de surmonter leur chagrin en souriant et en acceptant les bonheurs de la vie de tous les jours. Assoum, Adouna et Diam, chaque soir, chantaient pour Ylatan, les 1er temps, les larmes étaient toujours présentes, puis laissèrent la place à la joie, pour ne pas l'oublier et pour continuer de partager avec elle, le plaisir du chant et de l'union familiale par l'amour. Le temps fut venu pour Diam et Adouna de rencontrer d'autres gens de leurs ages. Assoum prévu de partir, pour aller visiter son peuple si longtemps quitté. Ainsi, un beau jour, il revint sur ses terres natales, et revit tous ses anciens amis, il présenta ses enfants. Qui troublés et émerveillés, les gens de la tribut du clan noir, par leurs cheveux châtains et leurs yeux noisettes, ainsi que leur peau bien noire comme la leur. D'ailleurs, Diam semblait déjà très intéressé, par une belle jeune fille, de la tribut noire. Assoum, était content de ça ! Dans le village, une femme avait attendu qu'Assoum soit enfin libéré de toute cette effervescence autour d'eux. Et finit, par s'approcher à son tour. Erised, le salua, elle n'avait pas beaucoup changée, et son regard, en disait long, quand elle croisa celui d'Assoum. Assoum, fut très ému de la retrouver, et fut touché plus qu'il ne l'aurait voulu. Plus tard, il apprit qu'elle ne c'était jamais unie, qu'elle les avait tous refusés. Et qu'elle passait son temps avec les enfants du village. Qu'Erised, les aidait et les protégeait, quand ils étaient seuls. Durant le temps de son passage dans son village natal, Assoum et Erised passèrent des moments ensemble, reprirent le lien qu'ils avaient eu avant. Avant le grand départ d'Assoum. Après avoir réfléchi et en avoir parlé avec ses enfants, il alla trouvé Erised, et lui demanda d'être sa deuxième compagne. - « Erised ! » dit Assoum, - « Accompagne moi dans ma demeure, sur le territoire des deux clans, deviens ma 2eme compagne, et sache que je serait fier d'être ton homme. Sache aussi avant de prendre ta décision, que mon amour pour ma défunte compagne Ylatan, ne se tarira jamais et que chaque soir, je chanterai toujours pour elle. Qu'un jour ou une nuit, je serais amené à la rejoindre. Sache aussi, quand devenant ma compagne, tu seras pour moi mon unique joyau sur cette terre, que si tu le souhaites, des enfants on aura. Je m'incline devant l'amour que tu as eu pour moi et suis désolé de t'avoir autant fait souffrir, sans le vouloir bien sur, mais, je me ferai pardonner en t'aimant en retour et en essayant d'arriver a ta hauteur ». Erised, les yeux larmoyants, s'approcha de lui et lui répondit : - « Assoum, tout ce que tu me dis, je le savais déjà, je t'attends depuis de longues années et aujourd'hui, c'est le plus beau jour de ma vie. Sache à ton tour, que j'honorerai Ylatan, et que vos enfants seront pour moi, ma famille. Je veux moi aussi, participer à ton bonheur et ce jusqu'à la fin de nos vies ». Quand il fut l'heure de partir, Diam dit au revoir à son père, à sa sœur et à Erised, car lui, voulait rester encore un peu avec sa jeune bien aimé au village et vivre avec sa belle famille le temps de pouvoir s'installer à leur tour. Assoum, accepta car il en est ainsi ! Nos enfants ne nous appartiennent pas, nous sommes garant de leurs éducations et de l'amour que nous devons leur apporter. - « Vas mon fils, et reviens chez toi, quand tu le voudras ! Je t'aime, prends soin de toi. Je suis fier d'être ton père et d'avoir un fils comme toi, merci de tout l'amour que tu as su m'offrir et de tous les beaux instants passés ensemble». Adouna, accepta aussi, mais souffrait de cette séparation. Il est pour elle, ce qu'elle est pour lui, ils sont jumeaux et c'est une union bien particulière. Le temps l'aidera, car elle aussi devrait faire sa vie ! Quand ils finirent par arriver, sur le territoire des deux clans, tout se mit en place naturellement. Une année passa, pour voir le ventre d'Erised donner son fruit. Et, elle en donna au total trois. Trois beaux enfants, au court de sa belle vie... Adouna, s'unit avec un compagnon du clan des blancs, cette rencontre avait eu lieu lors d'un déplacements avec son père, qui avait souhaité faire découvrir les magnifiques montagnes a Erised, avant qu'elle ne soit trop occupée !!! Adouna resta donc au village du clan des blancs. Et devinez avec le fils de qui ? Avec le fils d' Etirecnis ! Car, quand il la vit pour la 1ère fois, il tomba amoureux, aux premiers regards, un coup de foudre ! Elle était si belle, sa peau d'ébène, ses yeux noisettes presque verts, ses longs cheveux châtains, qui lui descendaient jusqu'au bas des reins, la finesse de son corps. Même son père Etirecnis, fut subjugué par sa beauté. Et son sourire qui rappelait celui d'Ylatan. A ce souvenir Etirecnis eut un gros pincement au cœur. Assoum, confia donc sa fille Adouna, à Etirecnis et son compagnon, puisque elle en avait décidé ainsi. Et qu'elle adorait déjà ces montagnes, tant aimées par sa mère. Assoum, la prit dans ses bras très fort, et lui dit : - « Adouna, ma douce et merveilleuse enfant, sache que ta mère et moi-même, sommes très fiers de toi. Tu as toujours été une enfant douce, sage. Que notre demeure sera toujours la tienne, sur le territoire des deux clans. Que tu vas me manquer, mon cœur est rempli de toi, je t'aime ». Les adieux, furent pleins d'amour comme il est de coutume dans cette famille. Tous, avaient la ferme intention d'entretenir ce lien merveilleux. L'amour est un lien magique qui transcende les hommes. Le temps défila et suivit son court, sans jamais s'arrêter. Chacun passèrent leur vie, et se visitèrent quand l'occasion se présentait et c'était toujours une fête, toujours entouré d'amour et de respect. La chanson d'Assoum et d'Ylatan était devenu l'hymne de leur famille. Le territoire des deux clans était, le domaine du bonheur, du partage et du mélange. De l'humanité. Quand Assoum rejoignit Ylatan, ses cheveux étaient tout blancs et tous ses enfants étaient élevés, éduqués et accompagnés. Il était riche, d'une ribambelle de petits enfants, de couleurs qui pouvaient aller de très noir à très blanc. Ne pensez vous pas, que c'est une chose fabuleuse ! Donc, quand Assoum repartit pour rejoindre Ylatan, toute la famille c'était rassemblée, pour incinérer, leur père et compagnon, au même endroit ou Ylatan, sa reine, avait été incinérée. Tous, chantèrent la chanson, car ils avaient grandi avec. Et qu'elle était le lien d'un amour sans frontière, et pure. Que le pouvoir, de cette chanson guiderait encore une dernière fois cet amour. Pour qu' Assoum et Ylatan soit de nouveau réunit. Chantons nous aussi. (Chanson) Rien n'est plus bon, que d'être en face de sa bien aimée Rien n'est plus bon, que de vous chantez ma joie Chérie Ylatan, tu es mon amour, je t'aime Rien n'est plus bon, que d'être en face de sa bien aimée Rien n'est plus bon, quand je suis devant elle et que je peux la regarder Chérie Ylatan, tu es mon amour, je t'aime Je t'aimeeee je t'aimeeee ma chérie, je t'aime Tu es mon plus bel amour Tu es mon plus bel amour, Ylatan Je t'aimeeee je t'aimeeee ma chérie, je t'aime Mon cœur est a toi pour toujours L'amour fait mal L'amour nous rend aveugle Cela n'empêche je t'aimeeee je t'aimeee je t'aime Ont peut tomber amoureux jusqu'au point de devenir fou Ont peut tomber amoureux jusqu'à ne plu rien vouloir Cela n'empêche je t'aimeeee je t'aimeee je t'aime Je suis à toi, et ne vois que toi, mon amour Je t'aimeeee je t'aimeee je t'aime Rejoins moi vite, car mon cœur a besoin de toi, Ylatan Rejoins moi vite, car j'ai mal sans toi. Je t'aime mon amour ET, ils furent a nouveau ensemble, parce qu'il ne pouvait pas en être autrement. PS : Recevez les salutations du vieux gardien de la montagne... Ainsi fini ma petite histoire... ALEXANDRE NATHALIE 06/10/2009 pseudo TALY
 
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