TheFantasier
Nouveau poète
Normalement, je devrais y voir des humains ; pourvus d’un bon sens bien réparti, de valeurs et de défauts divers… Mais j’ai beau me concentrer, je ne vois que des cons.
Il y a le jeune con, qui sort d’une supérette avec une canette de boisson énergisante quelconque. Tous les jours. Déjà qu’il est pas fichu de se rendre compte que c’est ça qui fait sortir son bide au dessus de son survêtement, il pourrait au moins avoir la présence d’esprit d’en acheter un paquet de six par semaine plutôt que de m’imposer le spectacle quotidien de la naissance d’une nouvelle étoile dans la myriade de chewing-gums du bitume. J’espère que la caféine le rend plus vif et intelligent pour une heure, car le sucre le rend plus flasque et mou chaque jour.
Mais il y a une jeune conne aussi. Celle-là, elle n’a pas vu le ciel depuis environ 1 an, ce qui correspond étrangement à la date d’acquisition de son nouvel Iphone. Il fait office d'appareil photo, de vie sociale et de loisirs, mais certainement pas de cerveau. Elle ne regarde plus autour d’elle, elle ne prend plus le temps de penser, elle a presque peur de ses rêveries… Et pendant qu’elle change de fond d’écran, y’a un vrai paysage autour d’elle.
Y’a une congestion de cons conducteurs, qui se traitent de cons mutuellement, parce qu’ils s’empêchent de conduire. Un con contribuable grommelle après une conne contractuelle qui lui met une contravention parce qu’il a mal fait son créneau. Et ça pense compétence, comptabilité, quantité d’heures passées jusqu’aux congés payés…
Et puis y’a la vieille conne. Elle est partout. Vous la connaissez, non ? Celle qui marche lentement et qui empêche la main d’œuvre de passer. Celle qu’on sait pas ce qu’elle fout là. Celle qu’on se demande ce qu’elle fait dehors à ce moment précis alors qu’elle a toute la journée pour faire ce qu’elle a faire. C’te pauvre vieille qui pourrait au moins avoir la décence de nous laisser tranquille.
Y’a un épicier qui se met un doigt dans le nez au dessus de l’étal, une mère de famille avec trois téléphones, au moins autant de gosses et qui gueule encore plus fort qu’eux, un gosse qui veut une Redbull aussi, une fille qui veut un Iphone aussi, un vieux qu’a perdu ses lunettes, un bébé qui chiale… Et moi.
Moi, qui n’ai rien de mieux à faire que me plaindre aussi.
Au-delà de devenir blasé, je crois vraiment que je deviens français.
Il y a le jeune con, qui sort d’une supérette avec une canette de boisson énergisante quelconque. Tous les jours. Déjà qu’il est pas fichu de se rendre compte que c’est ça qui fait sortir son bide au dessus de son survêtement, il pourrait au moins avoir la présence d’esprit d’en acheter un paquet de six par semaine plutôt que de m’imposer le spectacle quotidien de la naissance d’une nouvelle étoile dans la myriade de chewing-gums du bitume. J’espère que la caféine le rend plus vif et intelligent pour une heure, car le sucre le rend plus flasque et mou chaque jour.
Mais il y a une jeune conne aussi. Celle-là, elle n’a pas vu le ciel depuis environ 1 an, ce qui correspond étrangement à la date d’acquisition de son nouvel Iphone. Il fait office d'appareil photo, de vie sociale et de loisirs, mais certainement pas de cerveau. Elle ne regarde plus autour d’elle, elle ne prend plus le temps de penser, elle a presque peur de ses rêveries… Et pendant qu’elle change de fond d’écran, y’a un vrai paysage autour d’elle.
Y’a une congestion de cons conducteurs, qui se traitent de cons mutuellement, parce qu’ils s’empêchent de conduire. Un con contribuable grommelle après une conne contractuelle qui lui met une contravention parce qu’il a mal fait son créneau. Et ça pense compétence, comptabilité, quantité d’heures passées jusqu’aux congés payés…
Et puis y’a la vieille conne. Elle est partout. Vous la connaissez, non ? Celle qui marche lentement et qui empêche la main d’œuvre de passer. Celle qu’on sait pas ce qu’elle fout là. Celle qu’on se demande ce qu’elle fait dehors à ce moment précis alors qu’elle a toute la journée pour faire ce qu’elle a faire. C’te pauvre vieille qui pourrait au moins avoir la décence de nous laisser tranquille.
Y’a un épicier qui se met un doigt dans le nez au dessus de l’étal, une mère de famille avec trois téléphones, au moins autant de gosses et qui gueule encore plus fort qu’eux, un gosse qui veut une Redbull aussi, une fille qui veut un Iphone aussi, un vieux qu’a perdu ses lunettes, un bébé qui chiale… Et moi.
Moi, qui n’ai rien de mieux à faire que me plaindre aussi.
Au-delà de devenir blasé, je crois vraiment que je deviens français.