Arbre à malice
Tête nue sapin d’été,
Percé de dards ensoleillés,
Décoré de guirlandes empourprées.
A deux ou trois aurores de la maturité,
Soudain, tu mues en arbre dansant et chantant,
Au sommet la vie t’assaille et tu ploies
Sous les giboulées virevoltantes d’oiseaux
Voraces, braillards et chamailleurs
Venus des nids nuageux des cumulo-nimbus.
Avec, qui alternent par le bas des enfants fripons
En ribambelles avec cris rires et quolibets
Remplis d’un appétit de goinfres frénétiques.
Ces cadeaux-chapardeurs accrochés au tronc
Ou suspendus aux branches suppliantes,
Pillant les succulentes friandises sucrées et juteuses.
Le décor de Noël en été est planté.
Les norias sauvages ventrues repues
S’évanouissent bientôt léger, allégé
Notre cerisier repose sur un lit de noyaux.
Les fourmis picorent ces agapes du festin
Malgré quelques bleus égratignures et bobos,
Il n’a plus mal aux branches
Et n’aspire plus qu’à respirer en silence.
Moi l’heureux propriétaire,
Régalé de ce spectacle si naturel, Il me reste le souvenir du temps
Texte déposé
Tête nue sapin d’été,
Percé de dards ensoleillés,
Décoré de guirlandes empourprées.
A deux ou trois aurores de la maturité,
Soudain, tu mues en arbre dansant et chantant,
Au sommet la vie t’assaille et tu ploies
Sous les giboulées virevoltantes d’oiseaux
Voraces, braillards et chamailleurs
Venus des nids nuageux des cumulo-nimbus.
Avec, qui alternent par le bas des enfants fripons
En ribambelles avec cris rires et quolibets
Remplis d’un appétit de goinfres frénétiques.
Ces cadeaux-chapardeurs accrochés au tronc
Ou suspendus aux branches suppliantes,
Pillant les succulentes friandises sucrées et juteuses.
Le décor de Noël en été est planté.
Les norias sauvages ventrues repues
S’évanouissent bientôt léger, allégé
Notre cerisier repose sur un lit de noyaux.
Les fourmis picorent ces agapes du festin
Malgré quelques bleus égratignures et bobos,
Il n’a plus mal aux branches
Et n’aspire plus qu’à respirer en silence.
Moi l’heureux propriétaire,
Régalé de ce spectacle si naturel,
Où j’étais oiseau
Juste avant de tomber en enfance.
Il me reste un feston tout à la cime
Cinq ou six cerises écarlates
Immaculées comme l’étoile du berger
Qui s’agitent en me narguant.
Ces garnements et ces gourmands
Une prochaine soirée je les inviterais tous
A déguster un clafoutis aux noyaux,
En guise de cerise sur le gâteau.Juste avant de tomber en enfance.
Il me reste un feston tout à la cime
Cinq ou six cerises écarlates
Immaculées comme l’étoile du berger
Qui s’agitent en me narguant.
Ces garnements et ces gourmands
Une prochaine soirée je les inviterais tous
A déguster un clafoutis aux noyaux,
Texte déposé