ANDRE83
Nouveau poète
APOCALYPSE
En ce temps-là la paix habitait encore les vergers
Et le parfum des clémentines
Venait taquiner nos narines
Les marguerites que les soldats effeuillaient
Fleurissaient encore dans le canon de leurs pistolets
Seul ornement utile pour des guerres inutiles
Et tous les oiseaux sous nos toits avaient le droit d’asile
Mais la paix, un jour, devint fragile
Et la pomme des discordes se mit à pousser sur les pins
Des feux follets inquiétants vinrent éclairer nos champs
Et la paix mourut par une nuit sans lune
Emportant avec elle la plus jolie fortune
Son souvenir demeure écrit
Stoïque et platonique
Sur un grimoire d’encre de chine
Même les cigales, d’ordinaire musicales,
Se turent, à tout jamais, à l’ombre des ramures
Tandis qu’un grondement silencieux
Se mit à déchirer les cieux …
Et la colère qui suivit fut du tonnerre de Dieu !! …